Elle a remporté le prix Nobel de la paix l’an dernier. L’ONG russe Memorial qui mène un travail de mise au jour des crimes du communisme est au cœur d’un livre de notre ancien correspondant à Moscou, Etienne Bouche. Le journaliste français a longuement rencontré des militants du mouvement et évoqué avec eux leur activité devenue aujourd’hui clandestine. L’ONG Memorial a, en effet, été dissoute en décembre 2021 par le pouvoir russe. Etienne Bouche s’est intéressé à l’organisation, car elle constitue l’incarnation de la société civile en Russie, selon lui. Dès sa naissance à la fin des années 80, le mouvement Memorial a eu comme objectif de procéder à un examen critique de ce qu’il s’est passé, notamment sous Staline.
Etienne Bouche : « Ce mouvement s’est interrogé sur la manière de construire la société post-soviétique »
Etienne Bouche explique que le message du Memorial a eu du mal à passer à l’époque. Le mouvement a progressivement été assimilé à une structure qui était à la solde d’états étrangers par le pouvoir russe, explique l’ancien correspondant en Russie. Selon lui, Memorial s’est aussi attiré une certaine méfiance de la société. Aujourd’hui, l’entité n’a plus d’existence officielle juridique.
Le livre intitulé « Memorial face à l’oppression russe » d’Etienne Bouche est disponible aux éditions Plein jour. /alr









