Le Ministère public jurassien informe qu’une personne s’est dénoncée comme étant à l’origine d’irrégularités sur 11 signatures. L'enquête privilégie la piste de l'ignorance des règles et semble écarter la fraude volontaire.
L’hypothèse d’une irrégularité dans la liste de parrainage du candidat Martial Courtet semble se confirmer selon les dernières informations transmises ce vendredi par la justice jurassienne. Le Ministère public annonce qu’une personne s’est dénoncée comme étant « à l’origine des irrégularités faisant l’objet de l’instruction ouverte ». Ce mardi, le Ministère public s’est saisi d’une enquête pour fraude électorale après des soupçons jetés par le média satirique « La Torche » qui faisait état de « 10 à 11 signatures ayant exactement le même style » sur la liste du ministre sortant, candidat indépendant aux prochaines élections cantonales après avoir été écarté par son parti.
La thèse de « l'ignorance de certaines exigences » privilègiée
La justice jurassienne confirme que « 11 signatures sur la liste de parrainage sont concernées », mais semble écarter la piste d’une tricherie sciemment orchestrée. « Il ressort des premières investigations que ces irrégularités semblent davantage avoir été commises en raison de l’ignorance de certaines exigences dans la récolte de signatures que d’une volonté de falsifier la liste de parrainage », avance le Ministère public.
Martial Courtet : « Je relève que ce n'est pas une tricherie qui est constatée »
« Je relève que ce qui est constaté, ce n'est pas une tricherie mais plutôt de l'ignorance », réagit Martial Courtet, contacté par RFJ. « Après la tempête de la fin de semaine passée, je n'ai pris ma décision que dimanche soir, lundi matin j'étais au bureau. Je ne me suis donc pas du tout occupé de ces signatures. Je n’aurais pas pu faire autrement. Courir moi-même le lundi matin pour récolter les signatures et les faire valider par les communes n'était pas possible », réitère le ministre qui s'en remet « au travail de la justice ». Le Ministère public poursuit ses investigations, notamment aux fins de vérifier les propos de la personne qui s’est dénoncée. /comm-jpi









