100 œuvres méconnues exposées à Moutier

Le Musée jurassien des Arts expose jusqu’au 28 juin 100 œuvres de la Collection jurassienne ...
100 œuvres méconnues exposées à Moutier

Le Musée jurassien des Arts expose jusqu’au 28 juin 100 œuvres de la Collection jurassienne des beaux-arts qui font également l’objet d’un livre retraçant 40 ans de création artistique de 1985 à nos jours.

La centaine d’œuvres se succèdent sans donner le sentiment d'un entassement. La centaine d’œuvres se succèdent sans donner le sentiment d'un entassement.

Ce sont des œuvres méconnues du grand public qui n'ont jamais été exposées dans un musée, rarement sorties ou parfois accroché dans des bâtiments cantonaux. 100 œuvres de la Collection jurassienne des beaux-arts sortent de leur dépôt pour s'installer au Musée jurassien des arts à Moutier. Une exposition qui fait écho à un livre coédité avec la Société jurassienne d'émulation sous la direction d’Isabelle Lecomte qui reprend ces 100 mêmes œuvres émanant de 76 artistes et retraçant 40 ans de création artistique depuis 1985.

Vital Schaffter : « Mettre en lumière la Collection jurassienne des beaux-arts et l’état de la création actuelle. »

L'exposition associe la photo, la peinture, la vidéo ou encore la sculpture. L'exposition associe la photo, la peinture, la vidéo ou encore la sculpture.

« L’idée est de mieux faire connaître ces œuvres qui sont essentiellement dans des dépôts, mettre en lumière cette Collection jurassienne des beaux-arts », explique Vital Schaffter de la Société jurassienne d’émulation et membre de la commission jurassienne des arts visuels. Sur les plus de 7'000 œuvres de la collection, Isabelle Lecomte en a sélectionné 100, avec un regard subjectif assumé. « Vous n’y trouverez pas les dinosaures de l’art jurassien, c’est plutôt un état des lieux de la création contemporaine », prévient Vital Schaffter.


Nature morte, paysage et indignation

« J’avais la certitude que d’autres artistes méritaient tout autant d’être mis en lumière. Puis ce qui m’a guidé, c’est comment ces artistes m’aident à comprendre le monde dans lequel je vis », confie Isabelle Lecomte qui a choisi de scinder le livre (et par ricochet l’expo) en trois thèmes. « La nature morte parce que des artistes jurassiens ont renouvelé ce thème, le paysage parce que c’est très suisse et là aussi des artistes se sont libérés de ce côté identitaire porté par Coghuf ou Albert Schnyder, et puis l’indignation parce que les artistes nous aident à comprendre ce que nous vivons ». Si l’exposition respecte ces thématiques, faire rentrer tout cela dans la villa du musée prévôtois a fait cogiter la conservatrice Mélanie Devaud.

Mélanie Devaud : « Créer des histoires entre les œuvres pour que la visite soit ludique. »

Ce petit bateau au centre semble répondre derrière à une Méditerrannée noire et sans eaux faisant écho à la crise migratoire. Ce petit bateau au centre semble répondre derrière à une Méditerrannée noire et sans eaux faisant écho à la crise migratoire.

« J’ai d’abord fait des plans sur papier pour voir si tout rentrait. Il fallait les mettre en valeur sans donner l’impression que c’est surchargé, et associer des œuvres très différentes comme la peinture, la sculpture, la vidéo, la photo pour que tout fonctionne. Comme dans le livre, il a fallu faire dialoguer les œuvres entre elles, créer des histoires entre les œuvres pour que la visite soit ludique », glisse Mélanie Devaud. L’exposition est à découvrir dès samedi à l’occasion du vernissage et jusqu’au 28 juin. /jpi


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