Première historique : le canton de Berne à l’honneur au Marché-Concours

La 121e édition de la manifestation franc-montagnarde se déroulera du 7 au 9 août à Saignelégier ...
Première historique : le canton de Berne à l’honneur au Marché-Concours

La 121e édition de la manifestation franc-montagnarde se déroulera du 7 au 9 août à Saignelégier. Cette année, le canton de Berne sera hôte d’honneur, une première historique en raison des tensions politiques entre les deux cantons.

L'an dernier, le canton de Genève était invité d'honneur et le Marché-Concours avait attiré quelque 50'000 visiteurs. (Photo archives : Jonathan Vallat). L'an dernier, le canton de Genève était invité d'honneur et le Marché-Concours avait attiré quelque 50'000 visiteurs. (Photo archives : Jonathan Vallat).

C’est une première historique qui marquera la 121e édition du Marché-Concours. Pour la première fois, le canton de Berne sera l'hôte d’honneur du 7 au 9 août à Saignelégier. Pour des raisons politiques, Berne était le seul canton à n’avoir jamais endossé ce rôle. Mais c’est désormais possible puisque la Question jurassienne est réglée sur le plan institutionnel avec l’arrivée de Moutier dans le Jura. « Berne est prêt à venir (…) et ça va bien se passer », apprécie le président du Marché-Concours qui a présenté ce jeudi matin, avec une délégation bernoise, l’avant-programme de la manifestation. Côté sécurité, Vincent Wermeille assure que la venue du canton de Berne ne modifie pas le dispositif. Mais les organisateurs font « le point régulièrement avec la police locale et au fur et à mesure de l’organisation, on verra ce qu’on va faire ».

Vincent Wermeille, président du Marché-Concours, a évoqué cette édition historique en direct dans le Journal de 12h15 :

Pour sa venue à Saignelégier, le canton de Berne emploie d’importants moyens financiers avec un crédit de 600'000 francs à disposition. « Ce montant était surprenant parce qu’aucun canton invité n’a utilisé un montant aussi élevé », s’étonne Vincent Wermeille qui estime « que le grand défi de ces prochaines années sera de convaincre les cantons ou de trouver une autre formule » pour attirer des hôtes d’honneur.

Mais cela ne sera pas de son ressort puisqu’il vivra en août sa quatrième et dernière édition en tant que président de la fête du cheval. « Je consacre tous mes étés au Marché-Concours depuis 1972. Je me suis occupé du cortège, du quadrille pendant 30 ans et de la semaine du cheval (…) avec Berne, ce sera en quelque sorte une boucle qui sera bouclée ».

Organisateurs et délégation bernoise ont présenté l'avant-programme du Marché-Concours avec, à gauche, le chef de l'Office de l'économie bernois Sebastian Friess et le président du Marché-Concours Vincent Wermeille. Organisateurs et délégation bernoise ont présenté l'avant-programme du Marché-Concours avec, à gauche, le chef de l'Office de l'économie bernois Sebastian Friess et le président du Marché-Concours Vincent Wermeille.

« L’honneur » de l’invitation pour Berne

Au menu de cette 121e édition : les traditionnels quadrilles, parade et exposition de chevaux. L’invité d’honneur, sous la devise « Berne au galop » présentera des spectacles (prestations d’équitation et d’attelage), un grand cortège mettant en valeur les traditions et spécialités bernoises ainsi qu’un stand présentant les métiers liés aux chevaux. La soirée de gala sera animée par Marc Tschanz et son « schwyzerörgeli » ainsi que par le Brass Band Emmental. L’invité bernois voit cette participation comme « un grand honneur qu’on respecte fortement et qu’on apprécie beaucoup », souligne Sebastian Friess, le chef de l’Office de l’économie bernois.

Sebastian Friess : « Une très belle occasion de montrer notre diversité, tout ce qu’on fait pour le cheval. »

La grogne à venir des éleveurs ?

Cette année, le Marché-Concours intervient dans un contexte pesant puisque la Confédération a récemment décidé de réduire de 300'000 francs le soutien annuel à la Fédération suisse du franches-montagnes (FSFM). « C’est surtout l’esprit, le manque de reconnaissance (…) qui fait mal aux éleveurs », relève Vincent Wermeille qui ne s’attend pas à un accueil épicé le dimanche lors de la venue du Conseiller fédéral et ancien président de la FSFM Albert Rösti, même s’il n’exclut pas que « les éleveurs transformeront les applaudissements en sifflets ». /nmy-ATS

Vincent Wermeille : « Enlever ce crédit, c’est vraiment diminuer la reconnaissance. »


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