Face aux critiques, les gérants du « En Scred Club » à Porrentruy ont déprogrammé le rappeur français qui devait se produire samedi alors qu’il a été condamné pour viol en première instance en février dernier.
La polémique aura eu raison de la programmation initiale du « En Scred Club » à Porrentruy. Le rappeur marseillais Naps, condamné pour viol en février en première instance, mais remis en liberté sous contrôle judiciaire après avoir fait appel, ne s’y produira finalement pas ce samedi. Les organisateurs ont décidé mardi soir de déprogrammer l’artiste après un appel au boycott lancé par le CS-POP et la Gauche en mouvement qui, en pleine affaire Bruel, voyaient cette programmation d’un mauvais œil. « Naps était déjà venu en décembre dernier et le contrat prévoyait qu’il vienne une deuxième fois six mois plus tard. Ce jugement est tombé entre-temps.
« Ne pas créer de polémique, quitte à perdre de l’argent »
Nous avons décidé de changer la programmation quand cela a émergé, mais annuler ce type de contrat prend du temps, trouver un remplaçant aussi », confie Daniel Broquet, gérant du « En Scred Club » à Porrentruy, confirmant une information du journal « 24 heures ». Une décision qui n’est pas sans conséquence financière sur l’organisation. « Étant donné qu'il est présumé innocent en raison de la procédure en cours, nous n’avons aucune base légale pour l’annuler. Forcément, ça coûte parce que des acomptes ont notamment été versés. Mais on ne souhaitait pas créer de polémique, quitte à perdre de l’argent », explique Daniel Broquet. C’est finalement un autre rappeur français, Oboy, qui le remplacera dans la programmation. /jpi







