Les différents acteurs du Réseau bleu, ainsi que la CSS ont présenté ce jeudi le bilan après une année de mise en service de ce modèle de soins intégrés. Ce modèle semble être bénéfique pour les patients et pour limiter les coûts de la santé.
Le réseau de soins intégrés génère un impact très positif dans notre région. C’est le message que les différents partenaires de la structure ont voulu faire passer ce jeudi. Il s’agit de l’Hôpital du Jura, du réseau médical du Jura et de la CSS qui sont également appuyés par le Réseau bleu au niveau romand. Ce modèle de santé a été mis en place il y a une année. Au total près de 11'000 Jurassiens peuvent bénéficier de ce réseau de soins intégrés. Son but : mieux cibler les besoins des patients, notamment à la suite d’une hospitalisation, mieux coordonner les services des différents acteurs du domaine et ainsi, limiter les coûts de la santé. Le premier bilan est positif, selon Gautier Vallat, directeur général de l’Hôpital du Jura. « Sur le terrain, on constate des impacts extrêmement positifs sur la qualité de la prise en charge des patients. Le système de santé en Suisse est très bon, mais il reste extrêmement fragmenté. On se rend compte que d’investir sur la coordination pour orienter les patients chez les bons prestataires de santé, ce n’est pas si simple. Mais quand on mobilise les bonnes ressources au bon moment, on arrive à améliorer les choses », explique-t-il.
Gautier Vallat : « Le bilan est extrêmement prometteur. »
À l’heure actuelle, une cinquantaine de patients ont bénéficié d’un accompagnement renforcé mis en place après leur sortie de l’hôpital. Un modèle qui semble avoir évité certaines réhospitalisations. Si le chiffre semble faible en comparaison aux 11'000 personnes pouvant bénéficier du modèle, il reste significatif, selon Gautier Vallat. « Il faut remettre ce chiffre dans le contexte de la réalité des coûts. 15% des assurés génèrent 85% de ces derniers. On se rend compte qu’en touchant un petit nombre de patients on peut déjà avoir un effet significatif sur les coûts. Si on met le focus sur certains d’entre eux qui en ont vraiment besoin et qui ont des problématiques de santé graves, on pourra avoir un impact », souligne-t-il. Toutefois, après un an, il est difficile de chiffrer cet effet précisément sur les coûts de la santé. « Il faudra quelques années pour démontrer les chiffres sur le plan statistique et de manière extrêmement fiable sur le long terme. En revanche, les exemples de prises en charge de patients qui passent à travers ce réseau sont absolument clairs. On évite des épisodes d’hospitalisation, de visite aux urgences, de décompensation qui coûtent très cher, grâce à de la mobilisation de ressources extrêmement simples », relate-t-il.
Le bilan est positif et ce projet va continuer à grandir et à s’adapter à la réalité. Il pourrait également s’ouvrir à d’autres compagnies d’assurance pour créer un réseau ouvert à long terme. /lge









