Les Églises catholique et réformée du Jura, en partenariat avec la faîtière des établissements médico-sociaux Curaviva, ont dévoilé ce mardi un nouvel accompagnement spirituel dans les EMS pour les résidents, leur famille et les équipes.
Une partie des personnes responsables de la mise en place du projet. Depuis la gauche, Pierre Zingg, président du Conseil de l'Église réformée, Marie-Andrée Beuret, déléguée épiscopale pour le Jura pastoral, Simon Coste, directeur de la Fondation Les Chevrières et Lisa Raval, secrétaire générale de Curaviva Jura.
Les Églises catholique et réformée du Jura ont révélé ce mardi un nouveau service œcuménique dans les EMS jurassiens. Les résidents, leur famille et les équipes peuvent bénéficier d’un espace de rencontres et de parole. Cette offre s'adresse à tout le monde, peu importe l'appartenance religieuse. Elle est proposée dans les institutions ne dépendant pas de l'Hôpital du Jura et est dotée de 2,5 équivalents plein temps. La Collectivité ecclésiastique cantonale catholique-romaine table sur un budget oscillant entre 250 000 et 300 000 francs, partagé à hauteur de 0,5 équivalent temps plein pour l’Église réformée et 2 EPT pour l’Église catholique. Le montant sera ajusté selon les retours après les premiers mois suivant la mise en place du service. Le concept est entré en vigueur depuis le 1er août de cette année.
Selon Simon Coste, directeur de la Fondation Les Chevrières à Boncourt, ce service répond à un besoin identifié dans les EMS jurassiens. « Lorsqu’une personne arrive dans une institution, elle fait le bilan de sa vie et elle va être confrontée à une multitude de questionnements. Les collaborateurs n’ont pas toujours le temps ou les capacités pour accompagner les résidents sur des interrogations spirituelles. Ce service œcuménique vient donc professionnaliser quelque chose qui se faisait déjà, grâce à des personnes formées spécifiquement. Elles apportent des outils au personnel et aux résidents pour répondre au mieux à ces questionnements spirituels. »
Simon Coste : « Les résidents sont chamboulés à leur arrivée dans une institution. »
Une distinction claire
Les EMS réclamaient une distinction claire entre la religion et la spiritualité, une condition sine qua non à la mise en place de ce service œcuménique. Cette offre s’inscrit dans une approche prenant en compte l'aspect spirituel chez les personnes, mais qui ne revendique pas une dimension évangélisatrice. Pour Lisa Raval, secrétaire générale de Curaviva Jura, la dimension spirituelle est primordiale dans l’accompagnement des personnes en fin de vie. « On ne peut pas distinguer l’aspect spirituel de l’aspect biologique ou psychologique. Ils sont tous intimement liés et interagissent entre eux. Cet accompagnement nécessite des compétences professionnelles particulières, que les deux Églises peuvent nous offrir. Mais le service doit répondre aux croyances ou non-croyances des résidents et des familles. » /tzu








