Voile levé sur la charte du Parc naturel régional du Doubs

Un gros morceau de presque 200 pages A4… C’est ainsi que se présente la Charte 2012-2021 du ...
Voile levé sur la charte du Parc naturel régional du Doubs

Les responsables de l'APNRD De gauche à droite: la chargée de mission pour les questions transfrontalières Anne Girardet, le secrétaire général de l'APNRD Gérard Cattin, le président Laurent Schaffter et le vice-président Bernard Soguel.

Un gros morceau de presque 200 pages A4… C’est ainsi que se présente la Charte 2012-2021 du Parc naturel régional du Doubs. Les responsables de l’association l’ont présentée à la presse vendredi matin. Le projet sera expédié cette semaine encore aux communes et aux associations concernées.

La charte contient trois éléments : le contrat de parc, qui liera les communes à l’association ; le plan de gestion, qui porte sur la description du territoire, la stratégie et le plan d’action ; et enfin les 26 projets qui seront concrétisés au cours des quatre prochaines années.

 

Participation financière par habitant

Les communes contribuent actuellement au projet à hauteur de 1 franc par habitant et par année. Le projet de charte fait passer cette participation à 3 francs, sauf pour les communes du Locle (2 francs) et de La Chaux-de-Fonds (1 franc) – ceci parce que les zones urbaines des deux localités ne font pas partie du parc. Dès 2016, la contribution doit être portée à 6 francs par habitant, mais 3 francs pour le Locle et 1,50 franc pour La Chaux-de-Fonds.

 

Délais serrés

La charte doit être déposée début janvier auprès de l’Office fédéral de l’environnement. "Ça nous oblige à mettre les bouchées doubles pour associer les communes et les associations à la démarche, et être prêts avec ce document dans les délais fixés par la Confédération", explique le secrétaire général de l’APNRD, Gérard Cattin. Concrètement, les exécutifs des 19 communes concernées (dans le Jura, le Jura bernois et le canton de Neuchâtel) ont jusqu’à fin novembre pour prendre position sur le projet de charte. Le mois de décembre doit ensuite permettre aux responsables d’apporter d’éventuelles corrections, si nécessaire, et de réunir le comité pour approuver formellement le document. Les législatifs seront consultés dans la première partie de l'année 2012.

"La conception d’un parc naturel régional en Suisse implique un territoire cohérent, indique Gérard Cattin. En principe, c’est une règle de tout ou rien." Si l’une des communes devait ne pas accepter la charte, cela pourrait remettre en cause le projet tout entier.

 

Une vidéo et du concret

En préambule à la conférence de presse, le comité de l'Association pour le Parc naturel régional du Doubs a présenté un film d'une durée de 3 minutes sur le parc. La vidéo a été réalisée selon une consigne claire: le mouvement. Elle montre divers aspects du territoire que recouvre le parc, des paysages à l'énergie en passant par la mobilité, l'horlogerie et le patrimoine. Selon les responsables, il s'agit d'un instrument de communication qui doit permettre, entre autres, de "réveiller la mémoire" des habitants. Le film sera projeté lors des séances d'information sur le projet.

Les responsables ont aussi évoqué des projets concrets, qui prouvent que le Parc est désormais entré dans une phase de réalisation. A notre micro, le secrétaire général en cite deux: le Chemin des Contrebandiers, projet transfrontalier de trois itinéraires pédestres entre la France et la Suisse (le produit sera mis sur le marché dès 2013); par ailleurs, un projet de tourisme à la ferme a été développé en collaboration avec la Fondation rurale interjurassienne et la Chambre d'agriculture neuchâteloise (cette offre sera cataloguée en 2012).

 

Collaboration transfrontalière

Particularité du Parc naturel régional du Doubs: son pendant français. De l’autre côté de la frontière en effet, le projet est aussi en cours, quoiqu’un peu moins avancé ; l’étude de faisabilité a été réalisée, et les porteurs français du dossier initient actuellement la démarche de demande de labellisation. "Ce processus prendra deux ou trois ans, précise Gérard Cattin. Ils devraient obtenir cette labellisation vers 2014-2015. A partir de ce moment-là, nous pourrons échafauder une charte commune." Car à terme, les deux parcs devraient ne former qu’une seule entité.

Notons par ailleurs qu’une chargée de mission pour les questions transfrontalières concernant le projet est entrée en fonction au mois de mai. Le poste d’Anne Girardet est financé conjointement par la France et la Suisse. /lbe


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