Jura et Neuchâtel s'allient dans le domaine de la santé

Les cantons sont de plus en plus en concurrence dans le domaine de la santé. Pour éviter de ...
Jura et Neuchâtel s'allient dans le domaine de la santé

Laurent Kurth et Michel Thentz Les ministres de la santé, le Neuchâtelois Laurent Kurth (à gauche) et le Jurassien Michel Thentz, signent la déclaration d'intention.

Les cantons sont de plus en plus en concurrence dans le domaine de la santé. Pour éviter de voir disparaître certaines prestations de leur région, les cantons du Jura et de Neuchâtel ont décidé de s’allier. Ils ont signé lundi une déclaration d’intention pour renforcer leur collaboration.

Cette déclaration est vraiment le tout début du processus. Des discussions vont maintenant avoir lieu entre les deux gouvernements, les responsables des hôpitaux et les services de la santé. Ces différents partenaires ont six mois pour identifier les thèmes prioritaires sur lesquels ils veulent collaborer.


 Concentrer les ressources

Au niveau des pistes qui seront explorées, certaines prestations pourraient par exemple être proposées uniquement à l’Hôpital du Jura et d’autres uniquement à l’Hôpital neuchâtelois. Ou alors des collaborations existantes pourraient encore être renforcées, notamment dans la prévention de maladies comme le cancer ou dans le domaine des pharmacies et de l'informatique.

Ces rapprochements pourraient être mis en œuvre dès l’année prochaine, ils ne remettent pas en cause les collaborations déjà existantes avec des hôpitaux universitaires. Ils ne devraient pas non plus avoir de conséquences sur les réformes hospitalières de chaque canton, se développant en parallèle. Sur le très long terme, il pourrait n’y avoir plus qu’un seul hôpital de l’Arc jurassien qui se développerait sur plusieurs sites.


Le Jura bernois à part

Le Jura bernois n’a pas souhaité s’associer à cette réflexion, car ses hôpitaux sont dotés d’une grande autonomie et ne peuvent pas être pilotés par le politique, selon le conseiller d'Etat bernois Philippe Perrenoud. Mais cette position ne ferme pas la porte à de futures collaborations.

Les gouvernements neuchâtelois et jurassiens regrettent l'absence du Jura bernois, mais ils disent comprendre les arguments avancés et espèrent que de nombreux projets communs pourront malgré tout se réaliser à l'avenir. /mvr


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