« La violence n’est jamais acceptable »

Le 25 novembre est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes ...
« La violence n’est jamais acceptable »

Le 25 novembre est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. L’Hôpital du Jura, en collaboration avec le Groupe coordination violence, met sur pied ce vendredi une journée de sensibilisation à la violence en général, domestique en particulier, avec un stand qui sera tenu dans le hall principal de l’H-JU, sur le site de Delémont. Du matériel d’information sera notamment distribué. L’infirmier-chef des Urgences à Delémont et membre du Groupe coordination violence, Frédéric Duplain, fait partie de l’organisation de cette journée et défend vivement ce principe : « La violence n’est jamais acceptable ».

L’implication de l’Hôpital du Jura

Le site de l’H-JU à Delémont n’a pas été choisi par hasard. Depuis plusieurs années, différents secteurs hospitaliers participent au combat contre la violence domestique. C’est notamment le cas des Urgences qui voient de nombreux cas défiler chaque année. L’an dernier, 101 infractions relevant de la violence domestique ont été commises dans le canton du Jura. Selon Frédéric Duplain, infirmier-chef des Urgences à Delémont, il n’est pas possible de dire si ce chiffre est en hausse ou en baisse par rapport aux années précédentes. Il souligne toutefois « qu’au fil des années, les gens se sont plus volontiers mis à parler de leurs problèmes au niveau de la violence domestique ». Frédéric Duplain souligne la gravité de certains cas, qui vont même jusqu’au décès de victimes, y compris dans le Jura.

Des cours de formation pour les professionnels

Tous les deux ans, les infirmiers et les médecins des Urgences suivent des cours de formation sur la prise en charge de la violence aux Urgences. Depuis quelques années, d’autres spécialistes y ont également participé, tels que les chirurgiens ou encore les pédiatres. D’après Frédéric Duplain, « la mission des urgentistes, c’est aussi ouvrir un espace de parole pour voir ce qui se cache derrière des blessures. Nous devons ensuite orienter les victimes vers la police ou vers d’autres organes qui pourront les aider davantage ». Il souligne toutefois que les hôpitaux doivent respecter les notions de secret professionnel et de discrétion. /mle


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