Des revendications paysannes plus ou moins vives

Les agriculteurs sont connus pour ne pas avoir leur langue dans leur poche et ils l’ont encore ...
Des revendications paysannes plus ou moins vives

Le monde paysan avait rendez-vous vendredi pour l’assemblée générale de la Chambre jurassienne d’agriculture

AG de la CJA Une centaine de membres et une cinquantaine d'invités ont assisté à l'assemblée générale de la CJA.

Les agriculteurs sont connus pour ne pas avoir leur langue dans leur poche et ils l’ont encore prouvé vendredi matin lors de l’assemblée générale de la Chambre jurassienne d’agriculture, qui se déroulait à Alle devant une centaine de membres. De nombreux paysans ont profité de cette tribune et de la présence des autorités cantonales et des représentants de la défense des intérêts professionnels pour faire part de leurs griefs et de leurs craintes. Tous les thèmes ont été abordés et personne n’a été épargné. En voici quelques-uns : les déductions de revenus pour les céréales panifiables, la part que s’octroient les distributeurs dans le prix du lait. les veines promesses du Parc naturel régional du Doubs, l’opacité des CFF dans les coûts de transport des betteraves, les campagnols qui profitent du plan de sauvegarde du lièvre, les communes qui n’appliquent pas de prix de l’eau préférentiel aux paysans, ou encore le manque de considération du monde agricole dans l'affaire de la vétérinaire cantonale Anne Ceppi.

 

Promouvoir la formation mais pas au détriment de l’esprit d’entreprise

Une proposition de l’Office fédérale de l’agriculture pour le développement des exploitations agricoles a suscité quelques réactions. L’OFAG souhaite octroyer des crédits d’investissement uniquement aux personnes ayant suivi les cours du brevet, soit l’échelon après le CFC. La CJA n’est pas de cet avis. Son président, bien que conscient de la nécessité de la formation pour être en mesure de suivre l’évolution de la profession au niveau technique ou administratif, estime que l’esprit d’entrepreneur ne doit pas être occulté. L’un ne va pas s’en l’autre pour réussir, selon Philippe Jeannerat qui ajoute que « celui qui a l’envie d’entreprendre, on doit lui donner aussi la chance de se lancer sans être obligé d’avoir une formation supérieure ». De plus, les cours de formation continue offrent la possibilité de se perfectionner.

 

Le monde agricole subit des attaques

Dans la salle, de nombreux panneaux expliquaient les pratiques des agriculteurs dans l’utilisation de pesticides, dans le traitement des animaux, ou encore dans la préservation des ressources en eau et du paysage. Le directeur de la CJA souligne que ces affiches permettent d’informer la population sur les méthodes de travail du monde paysan. Selon Michel Darbellay, « on entend trop souvent des critiques et des attaques contre l’agriculture qui sont totalement injustifiées. On ne tient pas suffisamment compte des efforts entrepris ces 20 dernières années ». Même si l’agriculture jouit encore d’une bonne image, il faut constamment démontrer que ce secteur respecte les animaux, l’environnement et les consommateurs, notamment grâce à la traçabilité des denrées alimentaires. Selon Michel Darbellay, les paysans ont souvent un manque de reconnaissance sur le travail effectué. /ncp


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