L’hôpital Nord Franche-Comté, pas une solution pour les Ajoulots

En France, à 20 minutes de Boncourt, le nouvel hôpital Nord Franche-Comté est totalement opérationnel ...
L’hôpital Nord Franche-Comté, pas une solution pour les Ajoulots

À 20 minutes de Boncourt, le nouvel hôpital Nord Franche-Comté est totalement opérationnel depuis jeudi mais reste fermé, pour l’instant, aux habitants jurassiens

Hôpital Nord Franche-Comté L'Hôpital Nord Franche-Comté a pris ses quartiers à Trévenans, près de la frontière jurassienne.

Depuis ce jeudi, le déménagement est officiellement terminé. Le nouvel hôpital Nord Franche-Comté  flambant neuf se trouve entre Belfort et Montbéliard, dans le village de Trévenans. C’est à 20 minutes de Boncourt. De quoi attirer les Jurassiens lorsque l’on sait qu’il en faut 40 pour rejoindre l’hôpital de Delémont. Mais cette opportunité n’est pas à l’ordre du jour pour la population locale.

 

La frontière LAMal

Il n’est pas prévu dans la LAMal (Loi sur l’assurance-maladie) que des citoyens suisses puissent aller se faire soigner sur sol étranger. « Autant dans le système suisse que français, le principe de territorialité existe et il est extrêmement fort. Si un citoyen suisse veut se faire prendre en charge par l’hôpital Nord Franche-Comté, il peut le faire, mais à ses propres frais », explique Jacques Gerber, le ministre jurassien de l’économie et de la santé.

 

L’exception autoroute

Actuellement, un seul cas de figure permet l’intervention des ambulances françaises sur le territoire suisse et la prise en charge d’un blessé. « Nous collaborons avec la France en ce qui concerne les accidents majeurs, sur l’autoroute par exemple, près de Boncourt. Certains cas de blessés pourraient  aussi être pris en charge à l’hôpital Nord Franche-Comté. Mais il s’agit de cas exceptionnels. En ce qui concerne les urgences classiques, il n’y a pas de prise en charge sur sol suisse par des ambulances françaises », précise Jacques Gerber.

 

Collaborations futures ouvertes

À l’avenir une collaboration entre les milieux médicaux jurassiens et francs-comtois n’est toutefois pas à exclure. Les instances politiques se sont déjà rencontrées pour évoquer ce dossier. La balle est maintenant dans le camp des hôpitaux. « Nous désirons que les directions des deux hôpitaux et leurs médecins apprennent à se connaitre et définissent leurs besoins respectifs. Il faut discuter de partage de connaissance et des prestations qu’ils offrent. Alors seulement, et en fonction des besoins, des collaborations pourraient naitre. À ce moment, le politique serait appelé à signer des conventions et des bases légales afin de garantir la prise en charge dans les systèmes respectifs », conclut le ministre Jacques Gerber. /jore


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