Une alternative à trouver pour la Maison de l’enfance

Le Conseil de ville de Delémont a accepté lundi soir une motion qui demande une solution pour ...
Une alternative à trouver pour la Maison de l’enfance

Le Conseil de ville de Delémont a accepté lundi soir une motion qui demande une solution pour les parents pendant le déménagement de la Maison de l’enfance

Conseil de ville Delémont Le Conseil de ville Delémont n'a pas suivi l'exécutif dans le dossier du déménagement de la Maison de l'enfance.

Le Conseil communal de Delémont devra proposer une alternative aux parents dans le cadre du déménagement de la Maison de l’enfance dans le nouvel immeuble de la Mandchourie. Le Conseil de ville a adopté lundi soir une motion en ce sens du groupe socialiste, portée par Grégoire Monin. L’exécutif prévoit de fermer l’institution durant une semaine avant les vacances de Noël – soit donc trois semaines de fermeture au total - afin de procéder aux opérations de déménagement. Le groupe PS a jugé qu’il n’était pas admissible de mettre en place une telle mesure et demandait une alternative raisonnable pour les parents. Il a été suivi par la majorité du législatif. Sa motion a été acceptée à une majorité évidente, avec cinq avis contraires, contre l’avis du Conseil communal.

L’exécutif devra ainsi proposer une solution. La conseillère communale en charge du dossier, Esther Gelso, nous a d’ores et déjà indiqué qu’il n’était pas envisageable de renoncer à la semaine supplémentaire de fermeture prévue. Elle imagine une alternative uniquement sur demande et pour certains cas exceptionnels de parents qui ne trouveraient pas de solution de garde pour leurs enfants. Esther Gelso prévoit de s’approcher de l’association « Crèches à domicile » mais prévient que cette dernière ne pourra pas assurer le transfert des bambins à l’école.

 

Pas de plan de sauvetage pour le CCRD

Le Conseil de ville a également débattu lundi soir de l’avenir du CCRD. Le Centre culturel régional de Delémont ne bénéficiera pas d’un plan de sauvetage, comme le demandait Camille Rebetez. Le législatif a refusé par 24 voix contre 6 une motion de l’élu CS-POP-Verts qui souhaitait la mise en place d’une telle mesure. Le CCRD a enregistré un déficit important l’an dernier, notamment en raison du trou financier de 100'000 francs laissé par le SMAC Festival. Le comité de l’institution a pris des mesures pour répondre à cette situation et ne demandait pas de plan de sauvetage. Le Conseil communal n’a ainsi pas apporté son soutien à la motion de Camille Rebetez et a été suivi par le législatif.

Camille Rebetez a maintenu que la situation du CCRD nécessitait bel et bien un plan de sauvetage. Il a rappelé notamment qu’une personne à temps partiel avait été licenciée et que le programme de l’institution avait été revu à la baisse. Le PCSI a reconnu l’existence de problèmes mais a estimé le Conseil communal n’avait pas pour rôle d’élaborer un plan de sauvetage. Le groupe PS a, lui, demandé à l’exécutif de suivre la situation et n’a pas soutenu la motion. Quant à l’UDC, il a jugé inacceptable un tel plan de sauvetage.

Le conseiller communal en charge de la culture, Patrick Chapuis, a admis que le CCRD traversait une période de turbulence mais que l’institution devait se gérer de manière autonome. Il a également rappelé que la ville avait soutenu le CCRD à hauteur de 80'000 francs au total pour le SMAC Festival. La commune a versé 20'000 francs avant la manifestation et les Services industriels de Delémont 10'000 francs. La ville a ensuite accordé un crédit supplémentaire de 20'000 francs après le festival ainsi un prêt de 30'000 francs.

 

Parkings, produits bio et activités externes

Le Conseil de Ville a statué sur d’autres textes lundi soir. Il a refusé par 28 voix contre 7 un postulat de l’UDC Dominique Baettig qui demandait un concept global sous-terrain pour les parkings. Le législatif a, en revanche, accepté à une majorité évidente une motion du socialiste Laurent Crevoisier qui souhaite privilégier la consommation de produits bio ou régionaux dans les cafétérias, restaurants et cantines des établissements communaux. Le Conseil de ville a également adopté une autre motion d’un élu socialiste, Diego Tomaselli, qui demande que les activités externalisées par la commune à des fondations, syndicats, sociétés ou associations soient répertoriées.

A noter, enfin, que le législatif a donné son aval au rapport de gestion 2016 du FRED, le Fonds de prévoyance et de retraite en faveur des employés de la commune de Delémont, dont le taux de couverture a retrouvé la barre des 100%. /fco


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