Eviter la surconsommation de soins

Les taux d’hospitalisation varient fortement d’un canton à l’autre selon les spécialités médicales ...
Eviter la surconsommation de soins

Une étude mandatée par la Class, la conférence latine des affaires sanitaires et sociales, révèle que les taux d’hospitalisation varient fortement d’un canton à l’autre. Le Jura est plutôt mauvais élève

soins photo: archives

Les taux d’hospitalisation varient fortement d’un canton à l’autre selon les spécialités médicales. C’est le principal constat dressé par une première étude mandatée par la Class, la conférence latine des affaires sanitaires et sociales, et publiée ce mardi. « Selon moi, cette étude révèle des différences intercantonales importantes, qui sont inexplicables de manière totalement rationnelle », déclare Nicolas Pétremand, le chef du service de la santé publique du canton du Jura. « Il y a ainsi des taux de recours à l’hospitalisation (NDLR : ce qui signifie qu’un patient passe une nuit à l’hôpital) complètement disparates d’une région à l’autre selon les pathologies qui vont du simple au triple en fonction du canton de domicile. Cela nous interroge de savoir si toutes ces hospitalisations sont nécessaires », précise Nicolas Pétremand. Les chiffres mettent ainsi en exergue une probable surconsommation de soins qui pourrait être évitée en contribuant ainsi à réduire les coûts globaux du système de santé tout en améliorant la qualité des soins.

 

Les chiffres jurassiens

« Cette étude nous montre que les Jurassiens font partie des Suisses qui sont les plus hospitalisés », indique le chef du service de la santé publique du canton du Jura. Parmi les autres résultats, on découvre de la même manière que le taux d’hospitalisation dans le Jura a augmenté entre 2012 et 2015 de plus de 13 % alors qu’il est en baisse ou beaucoup plus stable dans les autres cantons. « C’est pour moi une des questions de cette étude, hormis le fait des comparaisons intercantonales, c’est pourquoi le Jurassien va autant à l’hôpital y passer la nuit. Donc il y a certainement quelque chose à faire pour vérifier que le maximum d’opérations sont faites en ambulatoire », détaille Nicolas Pétremand.

À noter que cette étude a été réalisée avec les chiffres de tous les cantons romands, ainsi que ceux du Tessin et celui de Berne entre les années 2011 et 2015. /afa

 


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus