Des indemnités salariales « un peu » plus élevées

Une jolie augmentation mais moins que prévue. Le Conseil de ville de Porrentruy s’est prononcé ...
Des indemnités salariales « un peu » plus élevées

Par 16 voix contre 15, les conseillers de ville de Porrentruy ont accepté une augmentation des indemnités salariales moins importante que proposée

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Une jolie augmentation mais moins que prévue. Le Conseil de ville de Porrentruy s’est prononcé jeudi soir sur les modifications du règlement concernant les indemnités salariales des autorités communales. Après comparaison avec d’autres exécutifs de taille semblable, le Conseil municipal a constaté que les montants bruntrutains étaient sous-évalués. De nouvelles indemnités ont été proposées, mais n’ont pas passé la rampe. Pour une voix, les hausses sont moins importantes que demandé par le Conseil municipal. Le PLR a souhaité réduire les augmentations d’indemnités salariales.

À savoir, le maire touche jusqu’à maintenant 42'000 francs, il recevra, dès 2018, 60'000 francs au lieu de 65'000 francs. Le vice-maire passera de 23’000 à 27'000 francs, alors que les conseillers municipaux auront droit à 25'000 francs par année. Ils touchent pour le moment 21'000 francs. Pour ces deux fonctions, 3'000 francs par tête ont été rognés. Le but de l’élu libéral-radical Pierre Parietti n’était pas « de dévaloriser le travail mais de rester dans une proportion correcte ». Dans ses arguments, le PLR a rappelé que si une baisse de la quotité d’impôt n’était pas souhaitable pour le moment, si des inconnus pesaient sur les recettes communales, si Porrentruy poursuivait ses gros investissements, il était paradoxal d’accepter une hausse des indemnités salariales.

 

Pour le bien de la démocratie

Tous les élus ont rappelé la complexité des tâches que devaient régler dorénavant les conseillers municipaux. De plus, ces indemnités salariales doivent rester attrayantes pour de futurs candidats à l’exécutif communal. Le PS les Verts a tenté de convaincre qu’il en allait du bon fonctionnement de la démocratie. Selon Gilles Coullery, « quand on est salarié, on peut être amené à réduire son temps d’activité pour siéger dans un exécutif. Cette perte de salaire doit pouvoir être compensée par ces indemnités salariales et cette fonction doit rester attractive pour les salariés ».

Mais ces augmentations de 55% pour la mairie et de 35% pour les conseillers ont scindé les groupes. C’est finalement une alliance incongrue entre le PLR et des élus PDC et PCSI qui a validé la proposition de Pierre Parietti par 16 voix contre 15. /ncp


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