La troisième saison du projet « intégration et occupation de réfugiés dans l’agriculture » a débuté mardi. Il permet aux agriculteurs jurassiens de faire appel à des migrants pour des travaux non-lucratifs. Une condition incontournable à laquelle est chargée de veiller un civiliste
Favoriser l’intégration des réfugiés grâce au travail agricole. C’est le but du projet proposé conjointement par l’Association jurassienne d’accueil des migrants (AJAM) et AgriJura. Baptisé « intégration et occupation de réfugiés dans l’agriculture », il revient depuis mardi pour la troisième fois dans tout le canton. L’an dernier, 29 domaines et plus de 80 migrants avaient joué le jeu. Deux civilistes, qui se relaieront durant l'année, sont chargés d’organiser les agendas de chacun. Mais ce n’est pas leur seul rôle : ils doivent également veiller à ce que les réfugiés ne soient pas rémunérés et qu’ils n’effectuent que des travaux non-lucratifs. Ce dernier point est incontournable selon Michel Darbellay, directeur d’AgriJura.
Des liens sociaux avant tout
Pour les agriculteurs, l’intérêt de participer à ce projet n’est pas qu’économique. C'est ce qu'affirme Valentin Theubet, qui travaille sur le domaine familial à Fahy. Il concède toutefois que cette aide est précieuse, mais précise que le réel moteur de sa démarche est de pouvoir créer des liens sociaux avec les réfugiés tout en leur offrant une première opportunité en Suisse. /amo








