Un projet utopique qui prend vie

Un premier écueil franchi pour le projet Botta. L’assemblée communale de Bonfol a accepté mercredi ...
Un projet utopique qui prend vie

L’assemblée communale de Bonfol veut réaliser le projet de Mario Botta pour le site de l’ancienne décharge

 Mario Botta, lors de la présentation à la presse du projet il y a un an.

Un premier écueil franchi pour le projet Botta. L’assemblée communale de Bonfol a accepté mercredi soir l'idée de l’architecte tessinois Mario Botta pour réaménager le site de l’ancienne décharge. Par 39 voix contre 16, les citoyens ont ainsi validé un long processus porté depuis 2011 par l’association Escale Bonfol, financée par BCi, la chimie bâloise, pour développer la commune. Le projet de Mario Botta sera encore soumis à deux reprises à l’assemblée communale et devra aussi recevoir l’aval des différents offices fédéraux et cantonaux qui ont déjà émis un préavis positif.

 

Une utopie réaliste

Dans sa présentation, le porteur du dossier, Yannis Cuenot, a rappelé que l’objectif d’Escale Bonfol avec ce projet de mise en valeur de ce site était « d’offrir un contrepoids symbolique ». Au lieu de faire table rase du passé, l’association veut faire acte de résilience et laisser une trace de cette histoire sombre. L’architecte Mario Botta a dès lors imaginé conserver le mur principal de l’ancienne halle d’excavation et de l'ajourer pour découvrir d’un côté deux cercles de chêne et de l’autre un arboretum d’essences régionales. Cette première phase est estimée à 1,65 million de francs. Le projet pourrait même se limiter à cette première étape. La deuxième consiste à la construction d’une tour de 40 mètres, pour un coût de 3 millions de francs. Une fondation doit être constituée pour récolter les fonds. Selon Yannis Cuenot, l'assemblée communale doit « avoir le courage de l'utopie sans risquer le gouffre financier ».

 

Le financement en question

Et c’est sur la question du financement que les citoyens ont émis des réserves. Plusieurs d’entre eux ont voulu connaître les risques endossés par la commune dans ce projet. Si la fondation ne trouve pas le premier montant d’ici fin 2019, la BCi s’est engagée à raser le mur et à procéder au reboisement. Si le mur vient à se détériorer dans les années à venir, la fondation a l’obligation de constituer une réserve pour financer la démolition. Des garde-fous qui n’ont pas convaincu un tiers des ayants droit. /ncp


Actualisé le

Actualités suivantes

Articles les plus lus