CarPostal doit des millions à ses chauffeurs

La plupart des chauffeurs régionaux de CarPostal se retrouvent au cœur d’un dossier complexe ...
CarPostal doit des millions à ses chauffeurs

La plupart des chauffeurs régionaux de CarPostal se retrouvent au cœur d’un dossier complexe de dédommagements, qui pourrait leur permettre de toucher jusqu’à un million de francs, selon Syndicom

Le lieu de départ des cars est au centre du souci de dédommagements révélé ce lundi. Le lieu de départ des cars est au centre du souci de dédommagements révélé ce lundi.

Nouveau souci de gestion pour Car Postal. Durant des années, ses chauffeurs n'ont pas touché toutes les indemnités auxquelles ils avaient droit, selon une information révélée lundi par le quotidien Blick. L'entreprise reconnaît l'erreur et va rembourser deux ans d'arriérés. Syndicom revendique cinq ans.

 

La question du lieu de travail

 

Les frais évoqués par cette nouvelle affaire concernent les repas pris à l’extérieur, les déplacements lors de remplacements, et les frais de pause des chauffeurs… Syndicom s’appuie sur la loi pour affirmer qu’un employé ne peut avoir qu’un lieu de travail, mais dans la dernière Convention collective de travail (CCT) entrée en vigueur en 2016, CarPostal évoquait un rayon de quelques kilomètres pour définir ce lieu… rayon dans lequel peuvent se trouver plusieurs lieux de départs de cars. Exemple concret dans le Jura : Delémont et Develier. 


« C’est l’un des soucis rencontrés », nous a expliqué Jean-François Donzé, secrétaire régional pour l’Arc jurassien chez Syndicom. « Le travail des salariés manque de transparence. Nous revendiquons que chaque chauffeur puisse recevoir ce qui lui est dû avec un descriptif individuel », ajoute-t-il, précisant que l’affaire concerne « une centaine de chauffeurs » dans le Jura, plusieurs sur le canton de Neuchâtel, très peu dans le Jura bernois.


Deux ou cinq ans ?

 

CarPostal a donc accepté de rembourser, mais uniquement depuis l’introduction de la nouvelle CCT, soit janvier 2016. Les premiers paiements sont partis en juillet, les derniers chauffeurs concernés les percevront à fin septembre selon l'entreprise. Le syndicat réclame, lui, une application stricte de la loi sur le travail, soit 5 ans d’arriérés, ce qui pourrait pousser le chiffre à un million de francs pour les chauffeurs de la région. /ATS-clo


 

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