Pas d’urgences la nuit à l’Hôpital de Porrentruy, malgré un médecin de garde

Dans sa question écrite, le député PS Ami Lièvre s’interrogeait sur le rôle que doit avoir ...
Pas d’urgences la nuit à l’Hôpital de Porrentruy, malgré un médecin de garde

Dans sa réponse à une question écrite du député PS Ami Lièvre, le Gouvernement jurassien s'oppose à un service d'urgence nocturnes

Les urgences nocturnes de Porrentruy ne peuvent être maintenues parce qu'elles n'offrent plus les conditions médicales adéquates. (photo : archives) Les urgences nocturnes de Porrentruy ne peuvent être maintenues parce qu'elles n'offrent plus les conditions médicales adéquates. (photo : archives)

L’hôpital de Porrentuy n’offre plus de conditions adéquates pour exploiter son service d’urgences nocturnes. Il ne peut donc pas être maintenu. C’est ce qu’a répondu le Gouvernement jurassien à une question écrite du député PS Ami Lièvre. Ce dernier estimait qu’il pouvait être opportun de profiter de la présence d’un médecin la nuit sur le site de Porrentruy, afin de traiter des cas simples. Or, l’exécutif met en avant que cela n’est pas souhaitable.


Certains services sont indispensables pour les urgences

Pour le Gouvernement, il s’agit d’assurer une meilleure sécurité sanitaire dans le Jura, mais aussi d’améliorer la prise en charge des cas graves. Ainsi, il rappelle que la Conférence des directeurs de la santé recommande de n’autoriser l’exploitation d’un service d’urgences 24h24 7j/7 seulement sur des sites dotés de services adéquats, à savoir des soins intensifs et un service de chirurgie avec bloc opératoire ouvert en tout temps. Or, le site de Porrentruy ne répond pas à ces critères. Il ne peut donc pas assurer un service d’urgences nocturnes.


Un médecin qui ne triera pas les urgences

La nouvelle organisation du Concept cantonal de Médecine d’urgence et de sauvetage (CCMUS) prévoit effectivement qu’un médecin soit présent la nuit à Porrentruy pour le centre de rééducation. Or, ce dernier ne devra pas trier les urgences ni orienter les patients : ces missions ne sont ni de sa compétence, ni souhaitables pour la sécurité des patients, selon le Gouvernement. Ce dernier rappelle qu’en cas de doute sur la gravité de son cas, rien ne vaut un appel au 144.

Dans sa question écrite, le député PS Ami Lièvre demandait aussi pourquoi faut-il se rendre jusqu’à Bâle, en cas d’urgence ophtalmologique nocturne. Le Gouvernement a répondu que le canton ne compte qu’un nombre limité de médecins spécialistes. Des accords ont donc été passés avec des centres de référence, situés hors canton. /cto


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