Référendum à Delémont : le législatif a élaboré son message

Le Conseil de ville a approuvé lundi soir le texte qui sera envoyé aux Delémontains dans le ...
Référendum à Delémont : le législatif a élaboré son message

Le Conseil de ville a approuvé lundi soir le texte qui sera envoyé aux Delémontains dans le cadre de la votation sur le budget le 14 avril 

Le maire, Damien Chappuis, a estimé que le Conseil communal ne saurait pas comment interpréter un refus des Delémontains le 14 avril. Le maire, Damien Chappuis, a estimé que le Conseil communal ne saurait pas comment interpréter un refus des Delémontains le 14 avril.

Le message en vue de la votation sur le budget est sous toit à Delémont. Le Conseil de ville a adopté lundi soir, par 30 voix contre 6, le texte qui sera envoyé à la population delémontaine. Les citoyens se rendront aux urnes le 14 avril suite au référendum déposé par le PDC et soutenu par les autres partis de droite. Pour rappel, le comité référendaire entend, par cette démarche, s’opposer à la création de 18,8 postes dans l’administration communale.

Les débats ont été nourris, mais au final sans suspens. Toutes les propositions de modifications de la droite ont été refusées, alors que celles de la gauche ont été acceptées. La majorité du législatif a ainsi pu faire supprimer une partie du titre du message qui disait « non à l’augmentation de 18,8 postes ». La nouvelle version indique simplement que « le corps électoral est appelé à se prononcer sur le budget 2019 ». Un chapitre a d’ailleurs été ajouté, sur proposition du Parti socialiste, pour préciser que le résultat de la votation n’aura pas de conséquence sur le renforcement de l’administration communale.

D’un côté comme de l’autre de l’échiquier politique, les arguments n’ont pas changé. La droite s’inquiète pour les finances de la ville, alors que le gauche veut une administration forte. Certains se sont également interrogés sur la validité matérielle du référendum et l’utilité d’un tel vote. Le maire a indiqué qu’un « non » ne donnerait pas une indication claire sur ce que veut la population. Damien Chappuis a rappelé que les décisions liées à la création des postes étaient entrées en force et qu’il n’était pas possible de revenir en arrière dans le cadre du budget. À l’inverse, le PDC a estimé que ce vote était l’occasion de donner un signal au Conseil communal. 


Deux motions de l’Alternative de gauche 

Le Conseil de ville s’est également prononcé sur deux textes de l’Alternative de gauche. Les élus ont accepté, par 24 voix contre 5, la transformation en postulat de la motion de Pierluigi Fedele qui demandait l’introduction d’une motion populaire. La plupart des conseillers ainsi que l’exécutif ont estimé qu’il fallait étudier davantage la question avant de pouvoir éventuellement la mettre en œuvre.

Le législatif a, en revanche, refusé, par 16 voix contre 13, la motion de Camille Rebetez qui souhaitait que Delémont devienne une cité du climat en rejoignant le Réseau des villes en transition. Cette démarche aurait impliqué toute une série de mesures dont la rédaction d’une charte du climat et une introspection de la part de tous les services communaux. Si la plupart des groupes ont reconnu qu’il était urgent d’agir, ils ont estimé qu’il n’était pas opportun de multiplier les labels et de rajouter du travail sur la Municipalité qui fonctionne déjà à flux tendu.

À noter que plusieurs jeunes manifestants pour le climat ont assisté à la séance du Conseil de ville en raison du débat sur ce texte de l’Alternative de gauche. Ils ont accueilli les élus à leur entrée dans l’Hôtel de ville avec des pancartes et des bougies.

 

Le parking de Strate J toujours pas ouvert au public 

À l’heure des questions orales, le libéral-radical Pierre Chételat s’est interrogé sur l’ouverture éventuelle du parking du campus Strate J au public. Une mesure qui aurait dû, selon lui, se concrétiser il y a plusieurs années. Le conseiller communal en charge du dossier a indiqué avoir des contacts réguliers avec le propriétaire. Le projet est toutefois actuellement bloqué par des détails, notamment des questions de prix et d’équipement des barrières. Ernest Borruat entend toutefois revenir prochainement à la charge pour tenter de faire avancer la situation. /alr 


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