La lumière ne sera peut-être plus à Delémont

Le Conseil de ville de Delémont a adopté un postulat qui demande d’envisager de couper l’éclairage ...
La lumière ne sera peut-être plus à Delémont

Le Conseil de ville de Delémont a adopté un postulat qui demande d’envisager de couper l’éclairage public à certains endroits.

Conseil de ville Delémont Le Conseil de ville Delémont souhaite que la suppression de l'éclairage public soit étudiée.

Delémont pourrait éteindre les lumières sur certaines portions du territoire communal. Le Conseil de ville a accepté lundi soir à une majorité évidente contre trois avis contraires un postulat qui demande au Conseil communal d’étudier la création de zones sans éclairage public. Seule le PLR s’est opposé au texte pour des questions de sécurité, non sans humour puisque le conseiller de ville Pierre Chételat a développé ses arguments à la tribune avec une lampe frontale sur la tête…. Le postulat était porté par l’élu socialiste Jude Schindelholz qui a mis en avant des avantages en termes d’économies d’énergie et de réduction de la pollution lumineuse. Le Conseil communal a soutenu le texte et va donc étudier la question. Delémont devient ainsi la deuxième commune du Jura à se lancer dans une telle démarche après Val Terbi qui a décidé la semaine dernière de couper l’éclairage public lors des heures où le trafic est le moins important.

Le postulat de Jude Schindelholz demande une révision du projet « Voie lactée » pour intégrer des zones dépourvues d’éclairage public à certaines heures. Le concept lancé en 2017 prévoit de remplacer la totalité des luminaires munis de lampes à vapeur de mercure par des LED, soit 1'600 points. L’opération est toujours en cours et a permis de changer 800 points à l’heure actuelle. Jude Schindelholz souhaite que le Conseil communal étudie les secteurs et les horaires qui seraient propices à une coupure de l’éclairage public. Il souligne que la démarche ne devra pas péjorer les conditions de sécurité pour les piétons, les cyclistes et les automobilistes. L’élu socialiste suggère que le processus soit lancé par une phase test, avec consultation des usagers, sur une portion délimitée du territoire. La conseillère communale Murielle Macchi-Berdat explique quelles démarches entend mener l’exécutif et indique tout d’abord que le projet « Voie lactée » permettra de réduire, voire d’éteindre, l’éclairage public à certains endroits :

Urgence climatique et migration

Le Conseil de ville a aussi adopté lundi soir une résolution interpartis qui stipule que la ville de Delémont déclare l’état d’urgence climatique. Le texte présenté par l’élu de l’Alternative de gauche Camille Rebetez a été soutenu par 28 voix contre 1. La motion indique notamment que la commune doit prendre des mesures pour combattre le réchauffement climatique, notamment en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

Une motion transformée en postulat de Céline Robert-Charrue Linder a été également acceptée par 25 voix contre 11. Le texte de l’élue de l’Alternative de gauche souhaite que Delémont adhère à SOS Méditerranée, une association qui vient en aide aux migrants et qui entend acheter un nouveau navire après le blocage de l’Aquarius dans le port de Marseille. La motion demande également que la commune s’engage à soutenir une fois par année une manifestation en faveur de l’organisation humanitaire.

 

Message reçu pour la STEP de Soyhières

Le Conseil de ville de Delémont a, par ailleurs, adopté un message au corps électoral sur la une demande de crédit de 8'942'000 francs destiné au traitement des micropolluants à la STEP de Soyhières. Il s’agit de la somme totale prévue pour la réalisation du projet, avant déduction des subventions fédérales et cantonales ainsi que de la part des autres communes membres du SEDE, le Syndicat pour l’élimination des eaux de Delémont et environs. La construction devrait démarrer en février 2020, sous réserve de la ratification des communes, pour une mise en service prévue entre octobre et décembre 2021.

 

Au chapitre des serpents de mer…

Le budget 2019, le stationnement des cars et le parcage en vieille ville ont également été abordés lors de la séance du Conseil de ville.

Concernant le budget 2019, le maire Damien Chappuis a indiqué que le Conseil communal allait publier une liste des dépenses qui sont bloquées suite au dépôt du référendum puis d’un recours contre le référendum. Il a répondu en ce sens à une question orale de Rémy Meury de l’Alternative de gauche.

Autre feuilleton : les places de stationnement d’autocars qui sont toujours bloquées par des plots en béton sur le parking de la Halle des expositions. Le conseiller communal, Ernest Borruat, a indiqué que des contacts avaient été renoués avec la société Comptoir delémontain SA. Il a précisé qu’une solution serait en passe d’être trouvée et qu’il s’agirait d’une question de jours, voire de quelques semaines. Ernest Borruat s’est exprimé en réponse à une question orale du PDC Khelaf Kerkour.

Enfin, le Conseil de ville a pris connaissance de la réponse du Bureau du législatif à une pétition qui demande de ne pas supprimer les quatre places de stationnement à durée limitée à la rue du 23-Juin. Le texte a recueilli 1'408 signatures de citoyens de Delémont et des environs. Le Bureau du législatif a indiqué que la pétition n’avait pas force obligatoire puisqu’elle est contraire à une décision prise par le Conseil de ville par voie de motion. Il a rappelé qu’une réflexion a été lancée pour réaménager le parking de la place de l’Etang et que la suppression des places à la rue du 23-Juin ne s’effectuera pas immédiatement. Le Bureau a également répété qu’un groupe de travail avait été créé sur la question du parcage en vieille ville. /fco


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