Les démocrates-chrétiens ont rejeté lundi soir une offre de l’UDC dans l’optique du deuxième tour de l’élection partielle au Gouvernement jurassien
Le PDC a dit « non ». Il a rejeté lundi soir une proposition de l’UDC en vue du deuxième tour de l’élection partielle au Gouvernement jurassien, au programme le 1er mars. Les agrariens auraient renoncé à présenter leur candidat Romain Schaer à condition que les démocrates-chrétiens fassent liste commune avec eux lors des prochaines élections cantonales en octobre. Le comité directeur du PDC a décidé de ne pas entrer en matière.
Le commentaire de Raphaël Chalverat
Le PDC aurait pu céder aux avances de l’UDC et renforcer considérablement les chances d’Anne Seydoux-Christe d’accéder au Gouvernement jurassien. Il ne l’a pas fait. C’est tout à son honneur. Les démocrates-chrétiens privilégient leurs valeurs à une alliance contre-nature. La droite bourgeoise au sens large peut évidemment s’entendre sur certains dossiers, mais les différences entre le PDC et l’UDC sont trop nombreuses. On imagine d’ailleurs mal Anne Seydoux-Christe – connue pour son opposition aux agrariens – faire liste commune avec eux l’automne prochain. La décision prise par le PDC de rejeter l’offre de l’UDC sera peut-être lourde de conséquences, puisqu’elle fera indiscutablement le beurre de la socialiste Rosalie Beuret Siess si la présence de Romain Schaer au deuxième tour se confirme. L’UDC l’a d’ailleurs clairement laissé entendre, estimant ne pas être prise au sérieux par le PDC. Mais les démocrates-chrétiens ont fait un choix politique, celui de rester droits dans leurs bottes. En restant fidèles à leur ligne, ils peuvent aussi gagner des points. L’UDC – qui cherche à obtenir le respect – a mis en avant son idée d’une entente bourgeoise pour l’avenir, qui peut aussi inclure le PLR. Mais le moment était sans doute mal choisi, tout comme la teneur du deal proposé au PDC, qui a pu être perçu comme du chantage.









