Pas de sens unique pour la route de la Communance à Delémont

Le Conseil communal a décidé d’abandonner la mesure qui avait suscité de vives oppositions ...
Pas de sens unique pour la route de la Communance à Delémont

Le Conseil communal a décidé d’abandonner la mesure qui avait suscité de vives oppositions chez les riverains. Il privilégie la pose d’un revêtement anti-bruit comme le demande une motion acceptée lundi soir par le législatif

Les automobilistes devraient toujours pouvoir circuler dans les deux sens à l'avenir sur la route de la Communance (photo: Google maps). Les automobilistes devraient toujours pouvoir circuler dans les deux sens à l'avenir sur la route de la Communance (photo: Google maps).

La route de la Communance ne sera pas mise en sens unique à Delémont. Le Conseil communal a fait part lundi soir de sa volonté d’abandonner la mesure dans le cadre du traitement d’une motion de l’Alternative de gauche au Conseil de ville. Le texte, qui a été accepté par 33 voix contre 2, demande la pose d’un revêtement anti-bruit sur le tronçon. L’exécutif s’est dit favorable à une telle démarche car il s’agit, selon lui, de la solution la plus rapide pour répondre aux problèmes du bruit routier dans le secteur. Initialement, le Conseil communal avait pourtant rejeté la mesure pour privilégier une mise en sens unique. L’opposition des riverains lui a fait changer d’avis, selon Ernest Borruat. Le conseiller communal en charge du dossier précise que d’autres pistes seront étudiées pour limiter le trafic dans le secteur et notamment celui des camions.

Les travaux pourraient être réalisés dans le courant de l’année. Vu le calendrier, Ernest Borruat a toutefois souligné que la ville n’aurait pas la possibilité de rénover les réseaux souterrains qui se trouvent le long de la route. Il a également indiqué qu’il serait plus difficile d’intégrer un axe de mobilité douce au tronçon. Lors des débats, le groupe socialiste a déploré cet état de fait et deux de ses membres ont voté contre la motion, estimant que les questions de mobilité douce n’étaient pas suffisamment prises en compte. 


Des salaires minimaux qui interrogent

Lors des questions orales, le socialiste Laurent Crevoisier est revenu sur la volonté du Gouvernement jurassien de reconduire le contrat-type de travail dans le commerce de détail. Le conseiller de ville s’est étonné que le document prévoie des salaires minimaux inférieurs au salaire minimum cantonal. Il a demandé au Conseil communal s’il comptait interpeller le Gouvernement à ce sujet. Le maire, Damien Chappuis, a reconnu que la décision suscitait des interrogations. Il a confirmé qu’un courrier avait été envoyé à l’exécutif cantonal. /alr


 

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