Le calvaire des agences de voyages

Elles croulent sous les annulations de voyages en raison du coronavirus. Le remboursement est ...
Le calvaire des agences de voyages

Elles croulent sous les annulations de voyages en raison du coronavirus. Le remboursement est parfois un véritable casse-tête

Partir en vacances à l'autre bout du monde n'est pas possible pendant ces vacances de Pâques. Du coup, les agences de voyages ont du travail plein les bras. Partir en vacances à l'autre bout du monde n'est pas possible pendant ces vacances de Pâques. Du coup, les agences de voyages ont du travail plein les bras.

Les agences de voyages vivent une situation extraordinaire et préoccupante. A cause de la pandémie, de nombreux voyages ont dû être annulés. Résultat : une grande charge administrative, alors que les vacances de Pâques commencent. Mais c’est aussi et surtout financièrement que les agences de voyages sont très inquiètes.

 

Le remboursement en toile de fond

C’est le remboursement des clients qui pose, en effet, problème et en particulier les frais liés au vol. La plupart des compagnies aériennes ne remboursent pas en cash, mais rendent sous forme de bon. Le souci, c’est que les clients des agences de voyages peuvent réclamer – c’est dans la loi – un remboursement en cash à 100%, selon Walter Kunz, directeur de la Fédération suisse du voyage. Pratiquement, si vous avez réservé via une agence un vol aller-retour pour la Thaïlande à hauteur de 1'000 francs, la compagnie aérienne redonne un bon de cette valeur. Mais vous avez le droit d’exiger de votre agence qu’elle vous rende l’argent en cash. De très grandes pertes sont donc à craindre. Le directeur de la Fédération suisse du voyage estime même que les agences de voyages pourraient fermer après la crise si aucune solution n’est trouvée.

Certains hôtels fonctionnent également de la sorte, rappelle le directeur. En fonction de leurs conditions générales, les établissements peuvent envoyer un bon à l’agence pour un report des prestations. Et, là encore, le client peut refuser et demander de l’argent en espèces.

 

Et maintenant ?

Selon Walter Kunz, directeur de la Fédération suisse du voyage, il est impératif que les parties se mettent à table. C’est le cas actuellement, puisque des discussions sont menées entre la fédération, le Secrétariat d’Etat à l’économie et le Département fédéral de la justice. En effet, la situation est extraordinaire et les acteurs n’y ont jamais fait face. D’ailleurs, les avis des experts varient à la lecture de la loi. Un article ouvre la porte à une « inexécution du contrat » imputable à un cas de force majeur. Pour certains, cela exempterait l’agence de voyages, pour d’autres non. Walter Kunz est clair sur deux éléments : sa fédération va se battre pour éviter la faillite des agences de voyages et pour que le client récupère son argent. /mle

 


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