La galère des addictions durant le semi-confinement

La crise sanitaire fait émerger de nouvelles problématiques pour les personnes qui souffrent ...
La galère des addictions durant le semi-confinement

La crise sanitaire fait émerger de nouvelles problématiques pour les personnes qui souffrent de dépendances à l’alcool ou la drogue

La difficulté d'approvisionnement en substances peut devenir problématique. Image d'illustration (pixabay.com). La difficulté d'approvisionnement en substances peut devenir problématique. Image d'illustration (pixabay.com).

Vivre avec une addiction, c’est encore plus compliqué pendant le confinement. L’isolement social fait émerger de nouvelles problématiques pour les personnes qui souffrent de dépendance à certaines substances. Il y a le risque d’augmenter sa consommation pour lutter contre la solitude mais aussi les difficultés à s’approvisionner en substances. « Il faut distinguer deux types d’addiction, celle aux produits légaux et illégaux. Une personne qui a des problèmes avec l’alcool va encore pouvoir en trouver sur le marché. C’est plus tendu pour les produits illicites. Il y a des signes qui montrent qu’il peut y avoir une pénurie. Si celui qui est en période de pleine consommation n’a plus de produit, cela peut devenir problématique avec des effets de manque », constate sur le terrain Christophe Chaignat, responsable du site de Porrentruy pour Addiction Jura.

Christophe Chaignat : « Une période tendue pour les produits illicites »

« L’important est de garder le lien avec ces personnes »

Addiction Suisse a tiré la semaine passée la sonnette d’alarme afin de sensibiliser la population à cette problématique. Face à l’isolement, au stress, au risque de surconsommation ou à l’inverse de manque, la prise en charge des personnes fragilisées se complique également. « Actuellement on ne voit plus les personnes, mais nous sommes là par permanence téléphonique. L’important, c’est de garder le lien avec eux. Je le sens, quand ils nous appellent, ils ont besoin de partager ce qu’ils vivent. Mais c’est vrai que le téléphone, ce n’est pas l’idéal. Quand je vois une personne, je perçois d’autres informations qu’au bout du fil », confie Christophe Chaignat. Addiction Jura continue en revanche à distribuer des traitements afin de soulager les pharmacies et services de soins à domicile, ainsi que du matériel d’injection stérile à usage unique pour des raisons d’hygiène. /jpi

Une prise en charge plus délicate


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