La prévention du suicide en milieu confiné

Les associations de prévention du suicide jouent un rôle important durant la pandémie, mais ...
La prévention du suicide en milieu confiné

Les associations de prévention du suicide jouent un rôle important durant la pandémie, mais leur travail est compliqué par les mesures sanitaires. Active dans toute la Suisse Romande, STOP SUICIDE lance une campagne lundi, et celle-ci se déroulera essentiellement en ligne

L'association STOP SUICIDE va habituellement au contact des jeunes, mais en temps de pandémie, elle investit les réseaux sociaux. (Photo :  STOP SUICIDE) L'association STOP SUICIDE va habituellement au contact des jeunes, mais en temps de pandémie, elle investit les réseaux sociaux. (Photo : STOP SUICIDE)

On le sait, le semi-confinement lié au Covid-19 a un gros impact sur la santé mentale. La prévention du suicide notamment est particulièrement importante, mais elle-même est compliquée par les mesures sanitaires. L’association STOP SUICIDE, qui s’adresse aux jeunes de toute la Suisse Romande, lance une nouvelle campagne de prévention lundi. Exceptionnellement, celle-ci se déroule uniquement en ligne, du moins pour le moment. Et sans contact direct avec le public, il est plus compliqué de faire passer le message. C'est ce qu'explique Sophia Perez, responsable de la campagne de prévention de STOP SUICIDE :

La campagne de STOP SUICIDE, qui marque également les vingt ans de l'association, est reprise par d’autres organisations et groupes de prévention. Dans la région, c’est le cas de Résiste, l’association interjurassienne de prévention du suicide. Sa coordinatrice, Francine Richon, explique en quoi son travail change en période de pandémie :

Résiste est donc elle aussi active principalement en ligne. Sur son site internet, l’association rappelle les ressources d’aide et relaie des conseils pour mieux vivre la crise.


Prévention renforcée en milieu hospitalier aussi

Les services psychiatriques des hôpitaux constatent également une augmentation de patients ces dernières semaines. Maix ceux-ci n'ont pas tout de suite osé consulter, comme l’explique Stéphane Saillant, médecin chef du département de psychiatrie générale et liaison au Centre Neuchâtelois de Psychiatrie et vie-président du Groupe Romand Prévention Suicide (GRPS) :

Le déconfinement et les prochains mois s'annoncent critiques également : l'impact financier de la crise, et le chômage notamment, risquent d'augmenter le risque suicidaire. /nbe


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