L'application qui doit permettre de retracer les contacts des personnes infectées par le coronavirus ne sera pas lancée sans base légale. Le Conseil fédéral en soumettra une au Parlement.
Phase test
Les Chambres fédérales ont demandé cette semaine une base légale. Le Conseil fédéral présentera son projet d'ici au 20 mai. Le Parlement se prononcera lors de la session de juin. D'ici là, l'application développée par les écoles polytechniques fédérales et la Confédération sera testée lors d'une phase pilote dès la mi-mai. L'ordonnance correspondante sera limitée dans le temps. L'instrument ne sera utilisé que durant la phase d'endiguement. Il complète le traçage des contacts que les cantons reprendront dès la semaine prochaine.
Interrompre la transmission
L'application suisse DP-3T doit permettre d'interrompre les chaînes de transmission du virus. Les personnes potentiellement infectées seront rapidement alertées. L'application se base sur la technologie Bluethooth.
Son utilisation sera volontaire. Le système de traçage de proximité dans son ensemble se base sur des méthodes cryptographiques et un traitement des données fortement décentralisé. Aucune donnée permettant d'identifier les personnes ne sera exploitée, selon le Gouvernement. Toutes les données seront supprimées après 21 jours. /ats-cto
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