Les magasins de village ont tiré leur épingle du jeu

Alors que d’autres entreprises ont vu leur situation se dégrader pendant le semi-confinement ...
Les magasins de village ont tiré leur épingle du jeu

Alors que d’autres entreprises ont vu leur situation se dégrader pendant le semi-confinement, les magasins de village ont vécu un véritable boom

Les magasins de village ont attiré les clients pendant la période de semi-confinement. Les magasins de village ont attiré les clients pendant la période de semi-confinement.

Les quelques semaines de semi-confinement ont été profitables aux petits magasins d’alimentation. Peur des grandes surfaces, fermeture des frontières, besoin d’être livré à domicile, restaurants fermés, les clients ne s’y sont pas trompés. Les responsables d’épicerie, contactés par nos soins, sont unanimes : ils ont connu un boom pendant cette période. Les clients venaient moins souvent mais dépensaient plus. C’est la tendance observée de mi-mars à fin mai, avec forcément une répercussion sur le chiffre d’affaires de ces petits magasins d’alimentation. Les propriétaires évoquent une augmentation de l’ordre de 15 à 30%, ce qui permet de compenser les pertes enregistrées par l’annulation des manifestations.

Cyril Vuillaume, propriétaire du Mini-Marché à Grandfontaine

Des livraisons en masse

A Grandfontaine, environ 35 foyers étaient livrés par semaine. Le Mini-Marché de Delémont ravitaillait, quant à lui, jusqu’à 40 personnes par jour et même deux fois plus la veille de Pâques. Les habitudes de consommation ont aussi changé pendant cette période. Romain Bürki, le propriétaire du magasin delémontain, a remarqué que certains produits avaient la cote comme la levure de boulanger ou la farine, puisque les clients avaient plus de temps à consacrer à la cuisine.


Un retour à la normale

Depuis la fin des mesures de semi-confinement, certains magasins se retrouvent bien vides. C’est surtout la réouverture des frontières à la mi-juin qui a changé la donne. Les épiceries de Vendlincourt, Alle et Grandfontaine l’ont bien remarqué : leur chiffre d’affaires est désormais stable par rapport à l’année dernière. A Delémont et Mervelier, la différence est moins flagrante. Difficile pour ces propriétaires de différencier les effets des vacances et le retour des vieilles habitudes. Par contre, au P’tit mag à Mervelier, Emilie Unternehr, relève que cette période marquée par le coronavirus a permis de fidéliser certains clients.


« La boule au ventre »

Même si ces magasins de village ont enregistré un beau chiffre d’affaires, Cyril Vuillaume relève les sacrifices qu’il a fallu faire : « les journées commençaient tôt, finissaient tard ». Le propriétaire du Mini-Marché de Grandfontaine admet que cette situation était intenable sur le long terme. Avec honnêteté, l’épicier avoue qu’il allait travailler avec « la boule au ventre » de peur de contracter la maladie, de la transmettre à ses clients et de devoir fermer le magasin. /ncp


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