Le pari osé du brunch à emporter

Les traditionnels brunchs du 1er août qui misent sur la convivialité vont devoir s’adapter ...
Le pari osé du brunch à emporter

Les traditionnels brunchs du 1er août qui misent sur la convivialité vont devoir s’adapter au contexte sanitaire particulier, le vignoble du Clos des Cantons a carrément opté pour une formule à emporter

Pas de grande tablée avec buffet cette année, Sylvie Fleury prépare un « brunch à l'emporter » inédit. Pas de grande tablée avec buffet cette année, Sylvie Fleury prépare un « brunch à l'emporter » inédit.

Chacun chez soi, et le virus évitera au moins de circuler. Une formule sage toujours de circonstance, mais pas forcément évidente à appliquer à l’approche des festivités nationales du 1er août. Les traditionnels brunchs à la ferme, qui mise notamment sur la convivialité de ces rendez-vous, vont en effet devoir s’adapter aux mesures sanitaires en vigueur. Chez la famille Fleury à Alle, qui exploite le vignoble du Clos des Cantons, on a carrément décidé d’opter pour un inédit « brunch à l’emporter » de produits du terroir en zappant le grand rassemblement habituel.

Sylvie Fleury : « des personnes réticentes à venir dans le monde »

Fini la grande tablée et le buffet convivial. Un pari risqué « mais qui nous a tout de suite plu », réagit Sylvie Fleury. « C’est l’Union suisse des paysans qui a soumis l’idée. C’est un nouveau concept mais on s’est dit : pourquoi ne pas essayer ? Effectivement les autres années, c’était la convivialité avec même des animations musicales. Mais là on s’est justement dit que certaines personnes seraient réticentes à se mêler à la foule. Cela peut aussi permettre é des familles de venir chercher leur brunch et d’aller faire une excursion dans la nature, on a remarqué les années passées que beaucoup aimaient faire une balade entre le petit déjeuner et le midi ».


Une soixantaine de réservations

Le Clos des Cantons est la seule exploitation de la région à proposer uniquement une formule à emporter et Sylvie Fleury a déjà enregistré une soixantaine de réservation. « On est content parce qu’on s’est quand même demandé si ça allait plaire ou non. Habituellement, on accueillait 120 personnes. Forcément on ne s’attend pas à faire financièrement une aussi bonne édition. Mais ce qui nous paraissait important était de garder le lien entre producteur et consommateur ». Un pari osé mais qui pourrait bien finalement être réussi grâce à l’engouement croissant autour des produits locaux constaté depuis le semi-confinement. /jpi

Sylvie Fleury : « garder le lien avec les consommateurs »


 

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