La filière du porc ne frémit pas

L’annulation des grandes manifestations de St-Martin aura des répercussions sur l’économie ...
La filière du porc ne frémit pas

L’annulation des grandes manifestations de St-Martin aura des répercussions sur l’économie régionale

Les traiteurs touchés par l'annulation des grandes manifestations de la St-Martin. Les traiteurs touchés par l'annulation des grandes manifestations de la St-Martin.

Avec l’annulation des principales manifestations de St-Martin, c’est tout un pan de l’économie régionale qui en prend un coup. Au lieu d’accueillir et de sustenter 60'000 personnes, l’Ajoie devra se contenter de quelques repas en salle, de clients dans les restaurants et de tables familiales. Pourtant, la filière du porc n’est pas si touchée par cette décision. Les repas de St-Martin nécessitent de bouchoyer une bonne centaine de porcs par semaine pour combler les appétits gargantuesques des convives, alors que le marché suisse en prélève chaque semaine 5'000. Selon Nicolas Oeuvray, éleveur de porcs à Chevenez, qui en livre une centaine par semaine, l’annulation des grandes manifestations n’aura que peu de conséquences pour son entreprise. Même son de cloche du côté de Vendlincourt : René Moser imagine vendre un peu moins de bêtes aux bouchers de la région pendant le mois de novembre, mais rien d’inquiétant.


Les bouchers misent sur les particuliers

Quant aux bouchers, les réactions sont mitigées. Pour ceux qui livraient de la marchandise aux grandes manifestations, c’est un coup dur. Mais ils espèrent bien que les particuliers seront plus nombreux à franchir le seuil de leur magasin. A Alle, Philippe Domon va commander quelques porcs de moins que les autres années et a encore du mal à se projeter sur les commandes de privés. Le boucher Yannick Vallat relève que le mois de novembre est toujours très intense. Cette année, l’artisan de Bure espère travailler plus sereinement. Par contre, pour les traiteurs, c’est une autre paire de manches. La boucher Louis Quiquerez voit s’envoler près de 10'000 repas pendant le mois de novembre. Même si les Ajoulots vont peut-être manger à la maison le repas de la St-Martin, ce ne sera pas suffisant pour combler le manque à gagner.

Louis Quiquerez

C’est toute cette période de semi-confinement qui a été problématique pour la boucherie traiteur Louis Quiquerez. Le citoyen de Grandfontaine affirme que la moitié de ses commandes, 20'000 repas, sont passées à la trappe depuis la mi-mars. /ncp


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