Le Parlement refuse d'octroyer une prime unique aux employés du domaine de la santé. Seuls 26 députés ont approuvé une résolution interpartis déposée par le député suppléant socialiste François-Xavier Migy. Insuffisant pour que le texte passe la rampe, car la majorité absolue est nécessaire pour une telle résolution. Seuls les députés socialistes, verts et CS-POP ont apporté leur soutien unanime à cette démarche, ainsi que certains élus du PCSI. Dix-sept députés se sont abstenus, alors que douze élus ont dit « non ».
Cette démarche demandait au Gouvernement de prendre la mesure financière nécessaire pour octroyer une prime unique et substantielle à chaque salarié de notre système général de santé. Le texte indiquait, par ailleurs, que « les modalités d’attribution seront discutées avec les employeurs et les représentants des employés ». Selon la résolution, l’Etat se doit d’être « aux côtés de ces personnels et leur faire part de sa reconnaissance et de son soutien ».
Au terme du vote, François-Xavier Migy ne cachait pas sa contrariété. L’élu socialiste s’est notamment dit déçu par le fait qu’aucun autre groupe parlementaire n’a voulu s’exprimer à la tribune. Dans un communiqué de presse publié mercredi après la séance du législatif, le groupe PS estime qu’il est impératif « que la solidarité de l’Etat et de la société civile se manifeste concrètement et pas uniquement au travers des slogans de campagne ». Il entend donc poursuivre son action de soutien au personnel soignant. Le groupe a justement déposé une motion à ce sujet avec une demande de traitement en urgence. /mle-alr









