Quand les Soins à domicile épaulent l'hôpital face au Covid-19

Tout proche de la saturation, l’Hôpital du Jura cherche à libérer un maximum de lits afin d’accueillir ...
Quand les Soins à domicile épaulent l'hôpital face au Covid-19

Tout proche de la saturation, l’Hôpital du Jura cherche à libérer un maximum de lits afin d’accueillir des Jurassiens touchés par le Coronavirus. La stratégie ? Renvoyer les patients à la maison rapidement et passer le relai aux Soins à domicile

L'Hôpital du Jura compte sur les Soins à domicile pour faire de la place dans les chambres. Les patients atteints du « Covid-19 »  sont toujours plus nombreux. Photo: Hôpital du Jura L'Hôpital du Jura compte sur les Soins à domicile pour faire de la place dans les chambres. Les patients atteints du « Covid-19 » sont toujours plus nombreux. Photo: Hôpital du Jura

Mis en place en mars à l’arrivée de la première vague de Covid-19, un « plan de décharge » permet à l’Hôpital du Jura de libérer des lits en collaborant avec la Fondation de l’aide et des soins à domicile. Il s’agit de renvoyer les patients chez eux plus rapidement, et de proposer ensuite un suivi à la maison. « Tout cela a été pensé lors de la première vague, mais les hôpitaux jurassiens n’ont pas été surchargés et rien de concret n'a été nécessaire à cette période. Aujourd’hui, par contre, ce système prend tout son sens », réagit Nicolas Froté, directeur adjoint de la Fondation pour les aides et soins à domicile. Le personnel soignant effectuera ainsi autant un suivi de Jurassiens atteints de Covid-19 que d’autres qui se sont faits opérés, par exemple.

« Un suivi de perfusions pourrait par exemple être effectué à domicile », explique Nicolas Froté

Depuis une dizaine de jours, l’équipe des soins à domicile a vu son planning se charger. Et elle s’attend à voir le nombre de patients à visiter à la maison augmenter encore. Il faudra alors jongler avec la fréquence des passages, la durée des visites et le type de prestations proposées pour pouvoir satisfaire tout le monde. « Ce qui n’est pas urgent sera repoussé autant que possible, par exemple le ménage. Et plus la situation deviendra tendue, plus on supprimera les prestations non-essentielles, sans, bien sûr, négliger qui que ce soit », explique Nicolas Froté. 

Pour l’instant, le nombre d’employés sur les sept antennes régionales est suffisant, mais les infirmiers et aides-soignants sont très fortement mobilisés, selon le directeur adjoint. Il a fallu augmenter le taux de travail des employés pour ces prochaines semaines, proposer de repousser des vacances et mobiliser le pool d’anciens employés afin de renforcer le système.

« Novembre va certainement être un mois très compliqué… On demande de la persévérance à notre personnel, qui joue déjà très bien le jeu, et qu’on remercie. On espère que décembre sera plus calme… », conclut Nicolas Froté. /cka

« Pour nous la situation est assez compliquée en ce moment »


 

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