L’armée et la protection civile appelées en renfort

Face à la gravité de la situation sanitaire, le Gouvernement jurassien a demandé l’appui de ...
L’armée et la protection civile appelées en renfort

Face à la gravité de la situation sanitaire, le Gouvernement jurassien a demandé l’appui de 50 soldats pour soutenir l’hôpital. D’autres tâches logistiques seront déléguées à des citoyens jurassiens

Un « bataillon hôpital » avait déjà été mobilisé au printemps dernier dans le Jura, sans être vraiment sollicité. Un « bataillon hôpital » avait déjà été mobilisé au printemps dernier dans le Jura, sans être vraiment sollicité.

L’Etat jurassien mobilise les grands moyens pour faire face à une situation sanitaire « bien pire qu’en mars dernier » selon les mots du ministre de la santé Jacques Gerber. Le système hospitalier est proche de ses capacités maximales, quasiment tous les lits en soins intensifs sont occupés et « cinq à six patients par jour arrivent aux urgences en détresse respiratoire », déplore la directrice des soins de l’Hôpital du Jura Catherine Citherlet.

Damien Rérat : « Déploiement espéré en fin de semaine prochaine »

Face à la gravité de la situation, l’Etat jurassien a sollicité le renfort de l’Armée suisse. « Nous avons demandé l’appui de 50 soldats pour soutenir l’hôpital dans ses tâches. L’armée doit obtenir le feu vert du Conseil fédéral pour nous répondre positivement », explique le chef de l’État-major cantonal de conduite Damien Rérat. Le canton attend la réponse pour le début de semaine prochaine. Ces derniers jours, de nombreux citoyens jurassiens ont également reçu une demande de mobilisation de la protection civile. Plusieurs pourront être mobilisés dès lundi, selon l’Etat. « En revanche, notre protection civile n’est pas formée dans le domaine sanitaire. Les appelés effectueront donc des tâches de soutenance, de transport, fourniture de nourriture, etc. », précise encore Damien Rérat.


La police ne pourra plus distribuer d’amendes d’ordre

Ses services devront par ailleurs poursuivre leur surveillance du bon respect des consignes sanitaires par la population et la fermeture des établissements concernés par les restrictions. Mais, contrairement au printemps dernier, la police n’aura plus la possibilité de distribuer des amendes d’ordre aux contrevenants. « Avec le droit fédéral actuel, nous devrons dénoncer les infractions constatées au ministère public. C’est plus lourd administrativement », conçoit le chef de l’État-major qui « regrette » que ce moyen coercitif ne soit plus d’actualité. /jpi

Damien Rérat : « Plus lourd administrativement »


 

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