Le coronavirus pourrait bien faire trembler l’économie des sports d’hiver. De nombreux professionnels se retrouvent dans le flou total à l’aube d’une saison hivernale entourée d’un épais brouillard d’incertitude. À commencer par les loueurs de ski. « Depuis le début de saison, on a déjà une baisse de 50% sur les locations », confie Patrick Wäspe, gérant de Wsport à Porrentruy et Delémont. Pascal Lachat, patron de Boldair Sport à Delémont observe même une chute de 70% depuis octobre. L’annulation des camps de ski dans le Jura a sonné comme un coup dur. Bars et restaurants sont actuellement fermés en Valais, paradis suisse du ski, ce qui laisse planer le doute sur la saison à venir et jette le doute pour ceux qui affectionnent particulièrement « l’après-ski ».
Loueurs de ski entre craintes et incertitudes
Les téléskis régionaux, eux, espèrent bien tirer leur épingle du jeu. L'association des remontées mécaniques suisses a obtenu le droit de faire fonctionner ses installations, avec le port du masque de rigueur. Et avec les restrictions actuelles, le ski sera peut-être l'une des rares activités autorisées. « Est-ce que les gens vont prendre cela comme un exutoire et venir s’aérer chez nous ? C’est un des scénarios possibles. Et cela pourrait même être problématique s’il y a trop de monde », explique Sébastien Christ, président du téléski des Breuleux. Loueurs comme exploitants de remontées mécaniques sont unanimes, plus que jamais c’est la neige qui dictera sa loi. Un beau manteau blanc pourrait bien pousser les skieurs à mettre le nez dehors, quelles que soient les circonstances. /jpi









