Les pompes funèbres surmenées

Le Coronavirus a fait plus de 60 victimes depuis octobre dans le Jura. Le travail des entreprises ...
Les pompes funèbres surmenées

Le Coronavirus a fait plus de 60 victimes depuis octobre dans le Jura. Le travail des entreprises de pompes funèbres a doublé par rapport à la normale

Le travail a doublé ces dernières semaines pour les croque-morts du canton. (Photo: Keystone/DPA/SOPHIA KEMBOWSKI) Le travail a doublé ces dernières semaines pour les croque-morts du canton. (Photo: Keystone/DPA/SOPHIA KEMBOWSKI)

Dans la presse régionale, les avis de décès couvrent plusieurs pages quotidiennement. De quoi faire blêmir et questionner les Jurassiens. De début octobre au 16 novembre, le coronavirus a fait 61 morts dans le canton.

« Autant de décès ? C’est du jamais vu pour moi ! Et mon collègue, qui a trente ans de métier, n’a jamais vécu ça non plus », déplore David Comte. Le croque-mort qui travaille à Bassecourt et Delémont ne chôme pas. Il ne compte plus ses heures, travaille également de nuit, et le week-end. Et le bilan est le même pour toutes les entreprises de pompes funèbres de la région selon David Comte, qui communique étroitement avec ses pairs en tant que président de l’association jurassienne des entreprises familiales des pompes funèbres.

A la recherche de solutions si la place vient à manquer dans les morgues

Ensemble ils imaginent des solutions dans le cas où les morgues arrivent à la limite de leurs capacités ces prochaines semaines. D’autres cantons imaginent utiliser des infrastructures sportives, comme des patinoires par exemple, pour déposer les corps des défunts, trop nombreux, avant l’enterrement. « Ici aussi, on en parle. Des études sont faites actuellement pour trouver des endroits adaptés. Il faut avoir un plan d’action si la situation devient ingérable. Mais on veut vraiment éviter ça, pour le respect des défunts et de leur famille », poursuit David Comte. Des aménagements pourraient ainsi être faits dans les locaux funéraires pour les densifier davantage avant d’occuper d’autres locaux, pas prévus pour cela.

« On enchaîne les cérémonies », David Comte

Afin de prévenir l'encombrement des morgues, les croque-morts travaillent plus rapidement et laissent passer un laps de temps plus court entre la mort du défunt et la cérémonie, afin de permettre une sorte de « roulement » plus rapide. 

« Chacun peut agir de son côté pour ne pas arriver à une situation encore plus extrême : mettre en pratique les gestes barrières et éviter, à son échelle, la propagation du virus », conclut David Comte. /cka

« L'augmentation de décès dus au Coronavirus est encore gérable pour l'instant»


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