Des commerçants solidaires avec le personnel soignant

Un carnet de bons sera envoyé prochainement à 3'400 personnes qui sont au front dans la lutte ...
Des commerçants solidaires avec le personnel soignant

Un carnet de bons sera envoyé prochainement à 3'400 personnes qui sont au front dans la lutte contre le Covid-19

Un geste solidaire qui met du baume au coeur du personnel soignant. (Photo d'archive : KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI) Un geste solidaire qui met du baume au coeur du personnel soignant. (Photo d'archive : KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Des commerçants s’unissent pour offrir un joli cadeau au personnel soignant. Ils sont une dizaine en Ajoie et dans la Vallée de Delémont à proposer un carnet de réductions sur leurs produits. Ces bons seront distribués dès cette fin de semaine à l’ensemble des employés de l’H-JU, des EMS de tout le Jura, des soins à domicile, ainsi qu’aux infirmières indépendantes, ce qui représente 3'400 personnes. À l’initiative de ce projet : Patrick Wäspe. Le propriétaire de magasins de sport en a parlé au début de mois à quelques commerçants et immédiatement tout le monde a été emballé. En l’espace de 24h, ils étaient dix à partir dans l’aventure. Tout s’est très vite mis en place, ce qui n’aurait pas été possible, selon Patrick Wäspe, s’il s’était approché d’une association de commerçants.


Un petit retour espéré

Les commerçants proposent par exemple une réduction sur des achats. Patrick Wäspe précise qu’ainsi les partenaires auront un « petit retour pendant cette période très difficile » : « on casse un peu notre tirelire en faisant un geste supplémentaire aussi pour tous ces gens qui s’investissent ».


Des gestes appréciés mais une reconnaissance durable demandée

A l’Hôpital du Jura, les petits gestes solidaires sont très appréciés : « On adore déguster à la pause le gâteau qu’un citoyen nous a généreusement concocté, ça nous met du baume au coeur », se réjouit Anissa Abdelli, infirmière aux urgences de l’Hôpital du Jura. Mais, selon elle, ce que le personnel soignant demande aujourd’hui, c’est une reconnaissance qui dure : « Beaucoup de monde ne se rendait pas vraiment compte des tenants et aboutissants de notre métier, des risques qu’on encourt aussi au quotidien », réalise Anissa Abdelli. « La crise qu’on traverse a au moins permis à nos compétences d’être mises en vitrine », renchérit-elle. Si l’infirmière est contente que la sphère politique ait empoigné le dossier d’une prime à octroyer au personnel de santé, elle souhaite avant tout que son métier soit revalorisé à l’avenir. /mle+ncp


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