Tension, indécision puis libération !

Les restaurateurs jurassiens sont passés par tous les états d’âme pendant la conférence de ...
Tension, indécision puis libération !

Les restaurateurs jurassiens sont passés par tous les états d’âme pendant la conférence de presse du Conseil fédéral. Au final, c’est un immense soulagement pour tous les acteurs de la branche

Mamadou N'Diaye, patron de la Brasserie de l'Aigle à Boécourt, écoute attentivement les annonces d'Alain Berset. Mamadou N'Diaye, patron de la Brasserie de l'Aigle à Boécourt, écoute attentivement les annonces d'Alain Berset.

Cette conférence de presse, ils l’attendaient depuis des heures. Les restaurateurs ne savaient pas à quelle sauce ils seraient mangés ce vendredi. En effet, mardi, le Conseil fédéral avait mis en consultation plusieurs mesures pour lutter contre la propagation du coronavirus. L’une d’elles prévoyait la fermeture des restaurants à 19h et le dimanche. L’exécutif national a revu sa partition ce vendredi : les restaurants jurassiens peuvent garder leurs portes ouvertes jusqu’à 23h, ainsi que le dimanche. La fermeture à 23h n’est valable dans le Jura que si le taux de reproduction du virus est inférieur à un pendant sept jours et si l’incidence journalière sur sept jours demeure en-dessous de la moyenne suisse pendant une semaine, ce qui est le cas actuellement.


« Un immense soulagement »

Nous avons suivi les annonces du Conseil fédéral dans un restaurant jurassien, à la Brasserie de l’Aigle « Chez Mamadou », à Boécourt. Très tendu depuis ce matin et jusqu’à 14h, le patron Mamadou N’Diaye a exulté lorsqu’il a su que son établissement pouvait rester ouvert jusqu’à 23h : « C’est un immense soulagement, Noël avant l’heure ! L’addition du soir, c’est du simple au double par rapport au midi », indique-t-il tout sourire. « Et puis, les gens ont besoin de se retrouver au restaurant. Un regard, une attention, un sourire, c’est devenu si important et en particulier en cette fin d’année », ajoute Mamadou N’Diaye. A l’image des derniers mois, les derniers jours ont été très difficiles pour le patron de l’établissement vadais : « Les gens ne se rendent pas toujours compte de ce que ça représente pour un restaurateur d’être perpétuellement dans l’incertitude », souligne-t-il. Désormais, il espère que sa brasserie et les autres restaurants jurassiens puissent avancer un peu plus sereinement… /mle

En compagnie de Mamadou N'Diaye


 

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