Une motion sur le tourisme fête ses 20 ans à Porrentruy

Perdu au fond des tiroirs, on vous a retrouvé une motion du PCSI au Conseil de ville de Porrentruy ...
Une motion sur le tourisme fête ses 20 ans à Porrentruy

Perdu au fond des tiroirs, on vous a retrouvé une motion du PCSI au Conseil de ville de Porrentruy qui date de l’an 2000 et qui est toujours en cours de traitement

Auberge de jeunesse. (Photo libre de droits). Auberge de jeunesse. (Photo libre de droits).

On peut souhaiter un bel anniversaire à une motion du PCSI bruntrutain. Le texte « Une auberge de jeunesse à Porrentruy » fête ce lundi ses 20 ans. Et il est toujours pendant malgré la volonté du Conseil municipal actuel de le classer. Le conseiller de ville Pierre-Olivier Cattin a refusé de tirer un trait sur cette intervention, qui a été déposée à l’origine par Laurent Schaffter. Il pointait du doigt la fermeture de plusieurs hôtels et restaurants à Porrentruy. La raison évoquée était la chute des nuitées, 15% les trois dernières années. Et en l’an 2000, l’Auberge de jeunesse avait toujours le vent en poupe. Dorénavant, plusieurs chambres d’hôte ont ouvert leur porte. Le tourisme se porte mieux. Mais selon l’élu PCSI Pierre-Olivier Cattin, un hébergement collectif a encore un sens :

Cet automne, le Conseil municipal souhaitait effectivement classer définitivement le texte. Après une étude en 2018 de Talentislab, bureau affilié à JuraTourisme, il a été démontré que le standard « Auberge de jeunesse » n’a plus la cote. La preuve en est la fermeture du site du Bémont dernièrement. Et à Porrentruy, le touriste type n’est pas du genre à dormir en dortoir, selon Emilie Moreau, auteure de l’étude :

Les dortoirs en perte de vitesse

Même au niveau suisse, le nombre de nuitée a baissé dans la cinquantaine d'Auberges de jeunesse que compte le pays. A Porrentruy, comme ailleurs, les nuitées dans des hébergements collectifs ont fondu cette année, Covid-19 oblige. De 3’665 en 2019, elles se montent à 1'293 jusqu’à fin septembre. Mis à part les abris PC, il n’y a que la Ferme du bonheur qui propose des dortoirs. Son propriétaire, Gabriel Schenk, envisage d’ailleurs de les modifier en chambres familiales avec point d’eau. Le standard des Auberges de jeunesse a aussi évolué dans ce sens-là : de plus petites chambres avec une mixité des activités.


Des changements à venir

Pour le maire de Porrentruy, qui porte désormais le dossier, il est vrai que la demande d’un hébergement à bas prix existe mais la motion exige la création d’une Auberge de jeunesse et c’est là que ça pose problème. Une motion demandant un modèle novateur sans appellation stricte serait plus adéquate, selon Gabriel Voirol.

Reste que la pandémie aura des conséquences sur les choix touristiques. Partager les mêmes sanitaires, dormir à côté d’inconnus, ça semble de l’histoire ancienne. Par contre, et les différents intervenants sont d’accord sur ce point, le Covid-19 et la sensibilisation à l’écologie devraient encourager les destinations moins courues, plus locales et aussi moins onéreuses. Porrentruy, tout comme le Jura, devrait alors tirer son épingle du jeu, comme ce fut le cas cet été dans les Franches-Montagnes.


Toujours pendant après 39 ans

A Porrentruy, ce texte fête ses 20 ans. Au Parlement, aussi, des serpents de mer traînent au fond des tiroirs. Une motion, par exemple, du Parti socialiste a été déposée en 1981. Il y a 39 ans, mais elle devrait être classée sous peu puisqu’elle concerne la révision de l'Ordonnance sur la protection de la nature. /ncp


 

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