Val Terbi accepte un budget 2021 plombé par la pandémie

Le Conseil général a approuvé les prévisions comptables qui misent sur un déficit de 344'020 ...
Val Terbi accepte un budget 2021 plombé par la pandémie

Le Conseil général a approuvé les prévisions comptables qui misent sur un déficit de 344'020 francs pour l’année prochaine. Les recettes fiscales et la péréquation financière sont, notamment, en baisse. La commune fusionnée entend toutefois poursuivre ses investissements

Le Conseil général de Val Terbi a tenu sa dernière séance de l'année mardi soir à Vicques. Le Conseil général de Val Terbi a tenu sa dernière séance de l'année mardi soir à Vicques.

La pandémie de coronavirus se répercute sur les prévisions comptables de Val Terbi. Le Conseil général a accepté le budget 2021 mardi soir à Vicques lors de sa dernière séance de l’année. Ce dernier table sur un déficit de 344'020 francs. Il est toutefois qualifié de satisfaisant au vu du contexte défavorable : « Sans la crise sanitaire, le budget 2021 de Val Terbi serait à l’équilibre, voire mieux », explique Claude-Alain Chapatte, le conseiller communal en charge des finances.

Parmi les principales variations, les charges liées à l’action sociale augmentent, tandis que l’imposition chute d’environ 280'000 francs au total. Les recettes fiscales des personnes physiques diminuent significativement de 170'000 francs. La baisse s’élève à 40'000 francs concernant les impôts des entreprises. La péréquation financière est aussi en baisse de 140'000 francs, ce qui ne s’explique pas par une amélioration de l’indice des ressources de Val Terbi qui reste à 69% de la moyenne cantonale, mais bien par une baisse de revenus dans les communes riches. A ce sujet, le législatif a d'ailleurs accepté à l'unanimité une résolution interpartis portée par Eric Schaller intitulée « Réforme de la péréquation entre le canton du Jura et les communes – dossier à finaliser ».

Afin d’améliorer le résultat, la commune fusionnée va prélever la moitié de sa réserve de politique budgétaire, soit 56'500 francs. L‘autre moitié est préservée en vue du budget 2022 qui s’annonce également rouge.


Les investissements prévus sont maintenus

Autre indicateur de l’importance de la crise, la capacité d’autofinancement. Elle est d'environ 600'000 francs pour l’année prochaine, alors que le montant était de 1,3 million en moyenne ces dernières années. Le Conseil communal entend toutefois soutenir l’économie en effectuant la totalité des investissements prévus à hauteur de 2,17 millions de francs. Parmi ces derniers figurent la modernisation de l’éclairage public à Vicques, Corban, Montsevelier et Vermes en vue d’une future extinction nocturne (640'000 francs), les travaux de lutte contre les crues à Corban (367'000 francs), le chantier d’assainissement des eaux de Recolaine et Rochefort à Vicques (308'000 francs) ou encore la réfection des routes (250'000 francs).

La taxe des déchets passe de 90 à 75 francs. Les autres taxes communales et la quotité d’impôts à 2.25 restent inchangées. La commune fusionnée assure qu'elle a les moyens d’assumer des comptes déficitaires grâce à de précédents bons exercices. Elle peut s’appuyer sur une fortune de 1,6 million de francs qui lui permettra d’absorber le déficit prévu sans trop péjorer la capacité financière à long terme.

Par ailleurs, les budgets 2021 des bourgeoisies sont aussi rouges. Le déficit se monte à 3'650 pour celle de Vicques, à 4'445 francs pour celle de Montsevelier, et à 2'813 pour celle de Vermes. /emu


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