Cela fait plusieurs années que les prévisions comptables n’avaient pas été autant optimistes du côté de Val Terbi. Le Conseil général de la commune fusionnée a accepté à l’unanimité le budget 2026 mardi soir à Vicques lors de sa dernière séance de l’année. Celui-ci annonce un bénéfice de 5'900 francs. La quotité d’impôt reste inchangée à 2.20, tout comme les taxes communales. Ce résultat positif s’explique principalement par une hausse de la péréquation financière de 526'000 francs. Le Conseil communal relève dans son message que le montant perçu reste toutefois insuffisant en comparaison à la manne disponible dans les communes plus riches. « Si on doit toucher de l’argent d’autres communes, il faut se rendre compte que c’est parce que notre revenu moyen est relativement bas. Et surtout, si cette année c’est une bonne nouvelle, ça pourrait être une nouvelle complètement différente l’année prochaine. Et ce n’est pas très équitable entre les communes cette situation, il serait temps de revoir un peu la répartition de ces bénéfices d’entreprises », explique le maire de Val Terbi Claude-Alain Chapatte.
Au niveau des valeurs significatives, les rentrées fiscales sont annoncées en baisse de 177'000 francs par rapport à 2025, alors que des charges supplémentaires à hauteur de 76'000 francs sont prévues pour la crèche. Indicateur le plus fiable de la santé financière de la commune fusionnée, la capacité d’autofinancement s’élève à 1,2 million de francs, soit 210'000 francs supplémentaires. Le montant des investissements est de 960'000 francs pour l’année prochaine. Parmi eux, une enveloppe globale de 500'000 francs pour la réfection des routes, 150'000 francs pour la mise en conformité LHand des arrêts de bus, 85'000 francs pour la réfection des classes des écoles primaires ou encore 50'000 francs pour la biodiversité et la lutte contre les îlots de chaleur.
Claude-Alain Chapatte : « On peut qualifier ce budget 2026 de positif. »
L’exécutif explique que l’avenir peut être envisagé sereinement avec une fortune de 2,1 millions de francs et une réserve de politique budgétaire de 3 millions. La prudence reste de mise en raison du ralentissement économique qui affecte l’industrie régionale. Par ailleurs, les autorités de Val Terbi rappellent une énième fois l’urgence de faire avancer le dossier de la répartition des charges entre le canton et les communes. Elles déplorent que le principe du « qui commande paie » n’est pas respecté en lien avec les charges liées qui dépendent de décisions cantonales. /emu









