Il faudra fermer boutique

Les décisions du Conseil fédéral ont été brutales pour les commerçants. Réactions à Delémont ...
Il faudra fermer boutique

Les décisions du Conseil fédéral ont été brutales pour les commerçants. Réactions à Delémont et Moutier

L'heure n'est pas à l'amusement pour Dave Guillemette, patron du magasin d'articles de fête Econorama à Delémont. Il devra fermer dès lundi. L'heure n'est pas à l'amusement pour Dave Guillemette, patron du magasin d'articles de fête Econorama à Delémont. Il devra fermer dès lundi.

Les commerces « non-essentiels » devront fermer leurs portes dès lundi à la suite du durcissement des mesures prôné par le Conseil fédéral. Un scénario qui donne le vertige à de nombreux indépendants, qui s'en sortaient déjà difficilement financièrement. Coraline Kaempf leur a tendu le micro mercredi après-midi à Delémont, avant que le ministre de l'économie Jacques Gerber ne réagisse sur nos ondes.

Réactions à chaud dans des commerces delémontains

La liste des exceptions est cependant plus large que lors du « semi-confinement » du printemps dernier. Coiffeurs, fleuristes, magasins de bricolage et de jardinage échappent par exemple à la fermeture. Mais la nouvelle reste dure à encaisser pour le représentant des commerçants de Moutier, Pierre Egger, qui tient un magasin d'électronique et multimédia. « C’est un coup de massue, comme en mars l’an dernier. Je comprends la nécessité de faire des efforts face à la pandémie. Mais ce qui me met hors de moi, c’est de voir les stations de ski, les téléskis qui restent ouverts, les frontières. Faire des efforts, oui, mais on est de nouveau les dindons de la farce alors que les petits magasins comme nous, il n’y a jamais 50 personnes dedans, deux ou trois clients maximum », souligne Pierre Egger.

Pierre Egger : « On est une fois de plus les dindons de la farce »

Ces six semaines de fermeture seront « compliquées » pour certains commerces selon le représentant des commerçants de Moutier. Le « clic and collect », traduisez venir chercher sa commande après réservation, sera en revanche possible. « On va essayer de sauver les meubles avec ça, mais ce ne sera pas suffisant » aux yeux de Pierre Egger alors qu’une trentaine de magasins devront fermer leurs portes dans la cité prévôtoise. /cka-jpi


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus