On se soucie de ses rides en temps de Covid

Malgré le port du masque, les Jurassiens sont nombreux à faire une fixette sur leurs petites ...
On se soucie de ses rides en temps de Covid

Malgré le port du masque, les Jurassiens sont nombreux à faire une fixette sur leurs petites imperfections corporelles et à vouloir les corriger

Le docteur Adbelhak Boubrahimi voit défiler plus de curieux dans sa clinique depuis le début de la pandémie. Le docteur Adbelhak Boubrahimi voit défiler plus de curieux dans sa clinique depuis le début de la pandémie.

On porte le masque dès qu’on se trouve en public. Pourtant, les complexes sortent renforcés depuis que la pandémie rythme nos vies. Et pour cause, le télétravail et notamment les réunions de visioconférences nous confrontent encore plus qu’avant à notre reflet, sur l’écran de l’ordinateur. Beaucoup se décident à les corriger. Selon les chiffres de la RTS, les interventions esthétiques sont de 20 à 30% plus nombreuses ces mois derniers par rapport à 2019, selon son échantillon. Un nom est venu se greffer sur cette tendance, le « Zoom Boom », en référence au site de conférences à distance.

Abdelhak Boubrahimi : « Le Covid implique une remise en question générale »

Dans le canton du Jura, la curiosité de la médecine esthétique est bien là, comme l’a constaté depuis quelques mois Abdelhak Boubrahimi, qui travaille au centre médical de Morépont à Delémont. Le coronavirus implique un changement de rythme de vie, de nouvelles préoccupations. Mais si davantage de clients se pressent chez lui pour poser des questions, tous ne font pas le dernier pas, celui des injections. Pour des raisons de coûts notamment.

« La curiosité pour la médecine esthétique est bien là » 

Le médecin delémontain compte beaucoup plus d’intéressés, femmes et hommes, de tous âges et classes sociales depuis quelques temps. Mais bien que le fait de passer sous le bistouri se soit démocratisé, corriger ses pommettes ou paupières reste relativement onéreux. Et beaucoup ne font que de s’informer, et laissent encore un peu passer le temps pour remplir leur porte-monnaie avant de passer à l’acte, ou décident de continuer leur vie avec leurs petites imperfections.

« Dans le Jura, se faire refaire une partie du corps était tabou. On n’en parlait pas il y a 15 ans. Parfois même le mari n’était pas au courant. Depuis quatre ou cinq ans, ça a changé. C’est accepté. Et le Covid accélère encore le changement de mentalité », conclut Abdelhak Boubrahimi. /cka


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