Les « non-essentiels » reprennent vie

Comme partout en Suisse, les commerces jurassiens qui avaient dû fermer en janvier en lien ...
Les « non-essentiels » reprennent vie

Comme partout en Suisse, les commerces jurassiens qui avaient dû fermer en janvier en lien avec la crise sanitaire ont rouvert leurs portes ce lundi

Les vendeuses du magasin de chaussures ont placé les articles de printemps à côté de ceux d'hiver dans les rayons. Les vendeuses du magasin de chaussures ont placé les articles de printemps à côté de ceux d'hiver dans les rayons.

Fermés depuis le 18 janvier, les commerces décrits comme « non-essentiels » par le Conseil fédéral ont pu rouvrir leurs portes ce lundi. La météo a changé, il a fallu adapter les rayonnages. Toute la semaine dernière, des vendeuses de la Halle aux chaussures à Delémont ont donc mis la main à la pâte pour que tout soit prêt en ce premier jour de mars.

Laurie Girardin : « La journée a vraiment bien démarré, on a eu beaucoup de monde »

« On a encore des habits d’hiver qu’il faut liquider et solder. En même temps, les collections de printemps arrivent. On manque juste de place dans le magasin », sourit Laurie Girardin, responsable et vendeuse dans le magasin delémontain. Elle a vu défiler de nombreux clients ce matin, et ils n’étaient pas là uniquement pour le plaisir de déambuler dans les rayons : « Les gens avaient besoin de nouvelles chaussures, on le remarque. On espère que ça continuera à ce rythme », continue la vendeuse.

Nicolas Willemin : « On est prêt pour la nouvelle saison »

Nicolas Willemin tient un magasin de mode à Bassecourt. De son côté, il a mis à jour ses articles au fur et à mesure durant les six semaines de fermeture. « Ce deuxième confinement était différent du premier. On était actif dans le magasin, puisque les clients pouvaient commander et venir retirer leurs articles sur place », réagit-il. Si ce principe a plutôt bien marché, il était temps pour lui que sa boutique rouvre : « La comparaison n’est pas possible entre une journée avec le magasin ouvert ou une journée de vente par Internet », tranche Nicolas Willemin.

Une passante: « Ma fille a grandi pendant le confinement, il faudra vraiment que je lui achète des chaussures »

Dans les rues de Bassecourt et Delémont, des passants se réjouissent de pouvoir racheter des biens dont ils commençaient à avoir vraiment besoin et de recroiser des connaissances dans ces magasins, plus petits, pour échanger quelques mots.

Et il n’y a pas que les gérants des boutiques touchés par la fermeture de six semaines que la réouverture rend optimistes. « Ce début d’année était vraiment très compliqué, confie la gérante d’une kiosque de Bassecourt. On n’avait pas grand monde. J’espère que les gens vont reprendre leurs habitudes. » /cka

Nicolas Willemin est prêt pour la réouverture de sa boutique, à Bassecourt. Nicolas Willemin est prêt pour la réouverture de sa boutique, à Bassecourt.


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