La population ne se bouscule pas au portillon d’« Allo Psy Covid ». Cette offre destinée à soutenir les Jurassiens que la pandémie affecte sur le plan psychologique existe depuis début décembre. La députée-suppléante socialiste Pauline Christ Hostettler a voulu savoir – via une question écrite – quel premier bilan on pouvait tirer de ce service. Force est de constater que les sollicitations sont rares.
Le service a reçu plus de 300 appels depuis début décembre, soit un peu moins de 100 chaque mois, ce n’est apparemment pas négligeable. Oui mais voilà, seuls 10% de ces contacts sont qualifiés de « pertinents » par le Gouvernement par rapport aux compétences proposées. Dans leur immense majorité, les téléphones passés au 032 420 99 00 concernent en fait des questions générales ou les vaccins. Ce qui fait qu’au final, « Allo Psy Covid » n’a traité qu’une trentaine d’appels conformes à sa mission. Les sollicitations se font même de plus en plus rares au fil des semaines. Selon le chef du Service de la santé publique Nicolas Pétremand, le canton ne fait pas face à un afflux particulier de demandes, mais il précise que ça ne veut pas dire que la population n’a pas de soucis. Il s’agit donc de revoir quelque peu la copie.
Un manque de visibilité
Pour le Gouvernement jurassien, l’offre « Allo Psy Covid » n’est donc pas assez connue. Il estime qu’une information doit être donnée pour corriger ce mauvais aiguillage et rappeler l’existence de ce service. L’exécutif cantonal relève en parallèle que « la population est réticente à recourir aux prestations étiquetées psychiatrie ». Il s’agit donc pour l’Etat de rectifier le tir. Il entend travailler sur deux niveaux, selon Nicolas Pétremand : premièrement, rendre « Allo Psy Covid » plus accessible, et donc permettre un accès plus facile à des prestations de type psychologique ou psychiatrique. Deuxièmement, renforcer la promotion de la santé en adressant des messages positifs face au sentiment de lassitude et d’impuissance généré par le coronavirus. Une campagne en collaboration avec la Fondation O2 va démarrer début avril dans le Jura et dans le canton de Neuchâtel. /lad-rch









