Discothèques et grandes manifs accessibles avec un certificat Covid

Le Conseil fédéral a esquissé mercredi les grandes lignes du passeport sanitaire. Le précieux ...
Discothèques et grandes manifs accessibles avec un certificat Covid

Le Conseil fédéral a esquissé mercredi les grandes lignes du passeport sanitaire. Le précieux sésame serait nécessaire dans les lieux où le risque d’infection au Covid-19 est élevé

Le passeport vaccinal pourrait être nécessaire pour assister à des concerts. (Photo : KEYSTONE / Martin Trezzini). Le passeport vaccinal pourrait être nécessaire pour assister à des concerts. (Photo : KEYSTONE / Martin Trezzini).

Les grandes manifestations, les discothèques et les clubs devraient de nouveau être accessibles avec un certificat Covid. Le précieux sésame pourrait également permettre les voyages. Le Conseil fédéral a esquissé mercredi les grandes lignes du passeport sanitaire. « Le certificat n'est pas une contrainte, mais une solution. Il doit nous aider à sortir de la crise », a plaidé le ministre de la santé Alain Berset devant les médias. Grâce à lui, certaines activités devraient pouvoir reprendre.

Le passeport sera nécessaire dans les lieux, où le risque d'infection est particulièrement élevé. Discothèques, clubs et grandes manifestations entrent dans cette catégorie. Le précieux sésame pourrait également être demandé lors de voyages à l'étranger. De nombreux pays l'exigeront sûrement, a pointé le conseiller fédéral.

« Une ordonnance est actuellement en discussion dans l'Union européenne », a complété Mike Schüpbach, juriste de l'Office fédéral de la santé publique. Elle devrait entrer en vigueur fin juin. Tout comme les mesures suisses.


Restos toujours accessibles

Pas question en revanche de devoir montrer patte blanche pour accéder à des lieux de la vie quotidienne. Magasins, transports publics, bureaux, écoles, réunions privées ou religieuses doivent être ouverts à tous.

Une zone grise existe par contre pour les lieux fortement fréquentés, comme les restaurants, les hôpitaux, les cinémas et autres centres de loisirs ou sportifs. Le passeport ne devrait normalement pas y être demandé.

Si la situation épidémiologique se détériore et le système de santé menace d'être surchargé, ces endroits pourraient toutefois être limités aux personnes munies d'un certificat Covid. Cela permettrait d'éviter de nouvelles fermetures. « Ce n'est cependant pas le cas actuellement », a tenu à rassurer Alain Berset.

Ces domaines étant régis par des rapports de droit privé, l'utilisation du passeport sanitaire doit y être facultative. Chaque restaurateur ou propriétaire de fitness devra décider d'appliquer ou non de telles restrictions à ses clients. Il pourra aussi le faire sans incitation des autorités.


Solution transitoire

Le passeport sanitaire n'est toutefois qu'une solution transitoire, a souligné le Fribourgeois. « Son utilisation doit être limitée dans le temps et l'espace, seulement là où c'est nécessaire et justifié dans la lutte contre la pandémie. »

En Suisse, le certificat devrait pouvoir être utilisé dès le 1er juillet et jusqu'au début de la phase de normalisation en août. Probablement un peu plus longtemps pour les voyages à l'étranger. « Tous les pays ne sont pas aussi avancés que nous en matière de vaccination. Et c'est le pays de destination qui décide des règles », a relevé le conseiller fédéral.

Les modalités d'accès au certificat ont également été précisées. Les personnes vaccinées, guéries ou récemment testées négatives pourront en obtenir un. Les autotests ne pourront pas être utilisés à cette fin, car ils ne sont pas assez fiables, contrairement aux tests rapides antigéniques, notamment disponibles dans les pharmacies.

Toute personne pourrait ainsi avoir accès au sésame gratuitement. Une mesure qui sera probablement appréciée des voyageurs, a noté Alain Berset. Ces derniers doivent souvent payer de leur poche un coûteux test PCR pour se rendre à l'étranger. Les enfants et les adolescents jusqu'à 16 ans n'auront eux pas besoin de certificat.



Patience de mise

Les Suisses devront toutefois attendre avant d'obtenir et de pouvoir utiliser le précieux sésame. L'administration est encore en train de l'élaborer. Il doit être sûr, simple et compatible avec l'Union européenne.

De son côté, le Conseil fédéral n'a pas prévu d'envoyer sa proposition en consultation avant le 11 juin. Et il prendra une décision définitive le 18 juin. /ATS-nmy


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