Nicolas Pétremand : « C'est le moment de partir avant de devenir aigri »

Une démission qui a résonné loin à la ronde : celle du chef du Service jurassien de la santé ...
Nicolas Pétremand : « C'est le moment de partir avant de devenir aigri »

Une démission qui a résonné loin à la ronde : celle du chef du Service jurassien de la santé publique Nicolas Pétremand. Annonce faite mardi après plus de 10 ans à ce poste et en pleine crise du coronavirus. Nicolas Pétremand était l’invité du Journal de 12h15 ce dimanche sur RFJ

Nicolas Pétremand quittera son poste de chef du Service jurassien de la santé publique fin août (photo : archives). Nicolas Pétremand quittera son poste de chef du Service jurassien de la santé publique fin août (photo : archives).

Une annonce qui a fait du bruit mardi dans le Jura et au-delà : le chef du Service de la santé publique a annoncé sa démission. Nicolas Pétremand quittera l’administration jurassienne fin août après 11 ans passés à ce poste. L’un des visages de la crise du coronavirus dans le Jura se montre critique face à la gestion globale de la pandémie. Une posture largement reprise et détournée ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Pour expliquer ce départ et tirer le bilan, RFJ a reçu Nicolas Pétremand en direct.

Entretien avec Nicolas Pétremand

Réactions sur les réseaux sociaux

« Anti-vaccin », « opposé à la Loi Covid-19 » et « courageux face à une manœuvre politique » sont quelques des qualificatifs, utilisés à l’encontre de Nicolas Pétremand, qui ont plu sur les réseaux sociaux ces derniers jours. « Je ne me reconnais pas là-dedans. Je ne pars pas à cause du coronavirus et je suis favorable au vaccin et à la Loi Covid-19. Par contre, j’ai émis des réserves sur le certificat covid. Il y a des risques de discrimination. La protection de la personne et les aspects techniques vont poser de gros problèmes pour la mise en place de ce certificat », réagit Nicolas Pétremand.


Un départ réfléchi

Pour expliquer sa démission, Nicolas Pétremand dit vouloir « réorienter sa carrière professionnelle ». « J’ai l’impression d’avoir donné ce que je pouvais. Je suis un peu sec et je pense que c’est le moment de partir avant de devenir aigri », explique-t-il.

Le développement des prestations de la psychiatrie est une des réussites que le futur ex-chef du Service de la santé publique retiendra. « Je suis content d’avoir pu développer certaines prestations pour la psychiatrie. On est sur la bonne voie pour un vrai site psychiatrique à Porrentruy », confie-t-il. La clarification des missions des sites de l’Hôpital du Jura fait aussi partie de ses succès.

A l’inverse, il regrette que la mise en place d’une centrale d’appels sanitaires urgents (CASU) commune au Jura, au Jura bernois et à Neuchâtel ait échoué. « C’est un échec. On était visionnaire, pour diverses raisons les Bernois et Neuchâtelois sont partis dans une autre direction », admet Nicolas Pétremand. Son adjointe Sophie Chevrey-Schaller assurera l’intérim à la tête du Service. /mmi


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