Il n’y aura pas d’école ménagère au passage de l’Ours à Moutier

Le propriétaire laisse tomber le projet. Laurent Schaffter a convoqué la presse vendredi matin ...
Il n’y aura pas d’école ménagère au passage de l’Ours à Moutier

Le propriétaire laisse tomber le projet. Laurent Schaffter a convoqué la presse vendredi matin au restaurant de l’Ours pour annoncer son abandon

L'école ménagère aurait pu prendre place à la ruelle de l'Ours mais le projet n'ira pas à terme. L'école ménagère aurait pu prendre place à la ruelle de l'Ours mais le projet n'ira pas à terme.

Coup de tonnerre à Moutier. L’épineux dossier de l’école ménagère ne verra pas le jour au passage de l’Ours. Propriétaire du bâtiment qui aurait pu être mis en location pour une durée de 20 à 30 ans, Laurent Schaffter laisse tomber le projet, pourtant validé par le Conseil de Ville fin juin. Le vote du législatif prévôtois a été combattu par un référendum, déposé à la chancellerie municipale au début du mois. Mais Laurent Schaffter n’a plus envie de se battre. L’entrepreneur estime les pertes entre 150 et 200'000 francs pour lui et explique sa décision:

« Je ne peux plus me permettre d’attendre. »

Le propriétaire du bâtiment qui aurait pu accueillir l'école ménagère, Laurent Schaffter a expliqué sa décision aux médias vendredi au café de l'Ours. Le propriétaire du bâtiment qui aurait pu accueillir l'école ménagère, Laurent Schaffter a expliqué sa décision aux médias vendredi au café de l'Ours.

L'entrepreneur va faire des appartements au deuxième étage du bâtiment dde l’Ours. Il a aussi d’autres projets pour le premier étage mais il est trop tôt, selon lui, pour en parler.


« Ce sont nos gosses qui n’ont toujours pas d’école ménagère. »

La municipalité de Moutier, principal partenaire du projet a été averti, le maire, Marcel Winistoerfer dit comprendre la décision de Laurent Schaffter. Il estime que l’entrepreneur a été patient et il admet que la ville n’a certainement pas tout fait juste dans ce dossier. Marcel Winistoerfer estime être passé à côté de quelque chose et se dit ce matin, déçu et triste, surtout pour les élèves. « Ce sont nos gosses qui n’ont toujours pas d’école, il faut les mettre au centre de ce dossier », selon lui. Si le maire croyait à cette affaire », il pense désormais qu’il faudra discuter avec les référendaires pour voir s’ils ont d’autres idées. Mais pour la commune, nous avoue Marcel Winistoerfer, il faut reprendre à zéro… ou presque.

Le conseiller municipal en charge des travaux publics et des bâtiments, Valentin Zuber, voit bien que beaucoup de monde s'est investi pour proposer des idées. Il souhaite les rassembler autour d'une table pour trouver une solution. Valentin Zuber voit l'avenir de ce dossier de manière positive :

« Profitons de l’aubaine. »

« Ni contre le propriétaire, ni contre les autorités. »

Pour le comité référendaire, l’objectif est atteint : « c’était trop cher et ça ne se fera pas », constate Benoît Marchand, contacté par notre rédaction. Ce dernier rappelle que ces signatures n’étaient ni contre le propriétaire, ni contre le Conseil municipal mais bien contre le prix du projet.

Le comité référendaire souhaite un projet conçu dans du patrimoine de la ville pour un coût minimum.

Si une table ronde est mise sur pied avec les acteurs du dossier, le comité référendaire accepte de s’y asseoir pour discuter. /lbe


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