Le canton du Jura est le premier à accueillir des militaires de l'armée suisse pour préparer les vaccins contre le coronavirus et injecter les doses dans son nouveau centre de vaccination à Delémont. D'autres renforts arriveront la semaine prochaine à l'Hôpital du Jura
Le Jura, premier canton à bénéficier du soutien de l'armée suisse pour vacciner contre le coronavirus. Six soldats sanitaires en service long sont actifs depuis lundi au nouveau centre de vaccination à la Halle des expositions à Delémont. Ils préparent les vaccins contre le coronavirus et injectent la dose dite « booster » ou 3e dose. Jusqu'à 450 piqures peuvent être effectuées chaque jour dans la capitale jurassienne. La capacité vaccinale du canton s’en trouve presque doublée. « C’est presque un honneur. On met en pratique ce qu’on a appris et c’est quelque chose d’utile », se réjouit Romain Ducommun, soldat sanitaire.
Romain Ducommun, soldat sanitaire
La 3e dose pour tous
Lundi, jour d'ouverture, 350 personnes ont reçu le vaccin. Une partie des locaux du CEVAC à Courtételle n’est plus disponible et le canton se trouve à l’étroit. Le centre de vaccination de Courtételle reste opérationnel tout comme ceux de Porrentruy et Saignelégier. La Halle des expositions delémontaine devient le plus grand centre du canton. Dès ce mercredi, le « booster » y est accessible à toute la population jurassienne qui a reçu deux doses de vaccin depuis six mois au moins, « pour utiliser ces infrastructures qui seront là jusqu’à la fin de l’année. Ensuite, l’armée s’en ira », précise le ministre jurassien de la santé Jacques Gerber.
Ludovic Monteiro, coordinateur de la vaccination
De nouveaux renforts dès lundi
La semaine prochaine, 22 militaires supplémentaires seront engagés dans le canton, spécifiquement à l’Hôpital du Jura. « On espère que ça permette de ne pas épuiser davantage le personnel sanitaire en charge de cette crise », explique Jacques Gerber. Lorsqu’un canton demande l’appui de l’armée, c’est à lui d’assumer les frais. « On n’a encore pas fait les décomptes mais si l’armée n’était pas venue et que nous avions eu suffisamment de ressources, ça aurait aussi généré des coûts », insiste le ministre. Le canton du Jura avait déjà reçu l’appui de l’armée au printemps 2020. /mmi










