L’Etat jurassien et l’AJAM croulent sous les sollicitations, alors qu’une coordination est aujourd’hui nécessaire pour l’accueil de plusieurs centaines de personnes
L’heure est à la coordination pour l’accueil de réfugiés ukrainiens dans le Jura. Après les élans citoyens de solidarité et de générosité observés ces derniers jours, il s’agit désormais de s’organiser dans la durée, ce qui ne se fait pas du jour au lendemain.
Les services du canton et l’Association jurassienne d’accueil des migrants font face en ce moment à d’innombrables sollicitations, alors que plusieurs centaines d’Ukrainiens sont attendus dans la région ces prochaines semaines. « On ne peut pas s’improviser famille d’accueil ou professionnel de l’hébergement », déclare le directeur de l’AJAM Pierluigi Fedele. « Un encadrement professionnel est par ailleurs à mettre en place, tant pour les personnes accueillantes que pour les réfugiés. Cette mécanique est complexe. On travaille dans un temps record pour organiser les choses, mais ça prend du temps. Nous demandons aux gens qui veulent aider de faire preuve de patience et de garder la tête froide. Il nous est actuellement impossible de répondre aux innombrables appels et courriers que nous recevons quotidiennement », explique Pierluigi Fedele. Entretien :
« Il faut passer du désir d’accueil à la réponse aux besoins des personnes qui arrivent »
Dans une démarche de coordination, il est notamment demandé aux personnes qui souhaitent mettre un logement à disposition des réfugiés de s’adresser directement à l’OSAR, l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés. Une aide doit par ailleurs être proposée dans la durée :
« L’OSAR fixe trois mois au minimum en famille d’accueil »
Au chapitre des centres d’hébergement, ceux du Jura n’accueilleront pas de réfugiés ukrainiens. D’autres modèles d’accueil sont à l’étude. Explications de Pierluigi Fedele :
« Nos centres ne sont pas en capacité d’accueillir ce public-là aujourd’hui »
/rch









