L’association franc-montagnarde JJGO – Entraide Ukraine a tiré un bilan positif de son action vendredi lors de son assemblée générale. Selon son président Jean-Marc Baume, elle continue d’être bien soutenue par la population de l’Arc jurassien, les industriels et les commerces
La solidarité avec l’Ukraine ne s’essouffle pas dans la région. Malgré d’autres conflits armés et des catastrophes naturelles, l’association franc-montagnarde JJGO – Entraide Ukraine reste bien soutenue dans son action par la population, les industriels et les commerces de l’Arc Jurassien. Elle en a tiré un bilan positif vendredi lors de son assemblée générale. Depuis l’invasion russe il y a bientôt deux ans, elle a acheminé 60 tonnes de matériel humanitaire lors de 13 voyages en Ukraine. Les besoins ont quelque peu évolué : « Au début, il fallait parer au plus pressant avec des biens de première nécessité. Maintenant, on va sur du plus ciblé et on est dans la reconstruction, d’écoles, d’orphelinats, de centres de réfugiés ou de maisons. On va partout, ce sont des associations sur place qui nous disent ce qu’il faut et où », explique le président de l’association JJGO – Entraide Ukraine Jean-Marc Baume, qui partira en Ukraine fin janvier avec deux bus-remorque chargés de 4 à 5 tonnes de matériel, alors que d’autres voyages sont déjà prévus au cours de cette année.
Jean-Marc Baume : « Maintenant, on est dans la reconstruction »
L’association est toujours en quête de biens matériels ou financiers. Pour cet hiver, elle a particulièrement besoin de sacs de couchage, de lits de camp et de matériel chaud, après avoir apporté des fourneaux à bois et des génératrices l’année passée. Elle recherche également des mécaniciens prêts à donner de leur temps pour réparer des vélos.
Faire le plus vite possible
Un aller-retour en Ukraine prend minimum 6 jours et le voyage coûte environ 2'000 francs pour le bus et l’essence, alors que les bénévoles prennent eux-mêmes leurs frais en charge. Le but est de passer le moins de temps possible sur place. « Une fois nous avons amené une cuisine sur place. Nous sommes arrivés le vendredi soir et le lundi elle était posée et elle fonctionnait. Il y a des régions comme Kiev ou Lviv qui sont bombardées, donc quand on traverse des grands centres où il y a des infrastructures électriques ou gazières, il faut absolument qu’on ne traîne pas là. L’avantage qu’on a maintenant, c’est qu’on a des alarmes sur le téléphone qu’on peut télécharger. Au fil des voyages on s’habitue un peu, mais il y a toujours une certaine anxiété. Il faut être courageux pour aller là-bas et être prudent », confie Jean-Marc Baume, alors que les formalités douanières sont devenues plus nombreuses.
Les personnes qui ont du matériel à donner peuvent aller chez Jean-Marc Baume au Noirmont. Il est aussi possible de faire un don à l’association JJGO – Entraide Ukraine via le compte CH68 0078 9100 0057 6910 5. /emu









